Echappée nocturne au pays des songes Auteur :Grégory Puech  Editions de La matière noire Coll.Champ des possibles

Echappée nocturne au pays des songes
Auteur :Grégory Puech
Editions de La matière noire
Coll.Champ des possibles

Echappée nocturne au pays des songes

Chez l’éditeur :

Accident.

Changement.

Tout est si soudain pour le jeune Thomas.

Comprendre. S’essayer à cette nouvelle vie en attendant de retrouver l’ancienne. Thomas n’est plus tout à fait lui-même, il n’est plus l’adolescent qu’il était hier, il n’est pas mort, non. Il est dans le coma.

Un récit qui nous emmène dans un monde inconnu, entre ombres et lumière ou vivent des âmes en transition, des individus dont le corps ne répond plus mais dont l’esprit est toujours vif. Un voyage au cœur de la lutte du corps contre un accident de la vie, un voyage au cœur d’une société inconnue de tous et pourtant si proche….

Et si ?…

Et s’il était possible que nos deux mondes communiquent ?

Courant après son amie Fethye, Thomas inattentif se fait percuter par une voiture. Plongé dans le coma, il va peu à peu découvrir le monde des ombres. Teddy et Louise l’accueillent et l’invitent à rejoindre la « maison » où règne en maîtresse, Weï, la doyenne. Un village d’ombres régit par 5 règles essentielles

  • Ne jamais aller au soleil en plein jour
  • Ne jamais parler aux éphémères
  • Signaler tout agissement des éveilleurs
  • Exercer son métier scrupuleusement et en rendre compte au conseil, c’est à dire aux anciens qui se trouvent aux tables de camping.
  • Si tu as la charge d’un enfant, tu as obligation de venir tous les jours à la « maison »

Weï est stricte sur ces règles. Les ombres ne doivent surtout pas se révéler. Les éphémères se sont les âmes de personnes endormies. Ainsi l’auteur nous décrit quelques scènes oniriques d’ombres dansant ou se comportant comme des clowns. C’est joliment décrit.

Au sein de la « maison » chacun doit tenir un rôle, ainsi il y a des rôdeurs qui ont la charge de débusquer les éveilleurs. Car toutes ces ombres sont comme Thomas, des âmes de personnes perdues dans le coma. Quant à Teddy, il est le tuteur de Louise.

Qui sont donc les éveilleurs que redoutent tant Weï ? Des ombres également mais elles souhaitent établir la communication avec les éphémères pour les alerter.

Quelques ombres ayant disparues, les éveilleurs sont soupçonnés. S’ensuivront des bagarres, voire une guerre, Weï devenant de plus en plus menaçante. Thomas va vivre des évènements absolument incroyables, apprendre à manier son ombre et à l’utiliser. Il va devoir affronter de terribles craintes pour parvenir à lever le voile sur la vérité. Car oui, il y a une révélation surprenante…Les éveilleurs auraient-ils-raison de penser joindre les éphémères ?

J’ai eu le bonheur de lire ce roman fantastique grâce à la gentillesse de l’auteur, Grégory Puech qui m’a prévenue que son éditeur La matière noire proposait 3 exemplaires aux lecteurs-blogueurs qui souhaiteraient le découvrir et bien sûr le chroniquer.

Ce premier roman de l’auteur est une belle lecture, dans un univers qu’il a su dépeindre et qui m’ayant désarçonnée au début s’est révélé assez rapidement simple à intégrer.

Le style est agréable, vous pouvez en avoir un aperçu en lisant l’extrait mis en ligne sur le site de l’éditeur : La matière noire 

Donc ce lundi 1er juillet 2013 vous pourrez acquérir Echappée nocturne au pays des songes pour 3 € 99 ( format ePub ou mobi ) directement via l’éditeur ( Voir lien ci-dessus )

Visitez le site de l’auteur : Récits à dévorer  Des surprises vous y attendent.

Un grand merci à Grégory Puech et à La matière noire. Félicitations !

Le Pape a disparu de Nicolas Ancion ONLIT Editions- Hors collection-

Le Pape a disparu de Nicolas Ancion
ONLIT Editions- Hors collection-

Le Pape a disparu

Le Pape est belge !! Oui ! Il s’appelle Ernest 1er, il est jeune , pimpant, fringant et manifestement épris du Cardinal Vertupoint qui le lui rend bien.

Un jour qu’il attend son avion, une jeune femme, Mady lui demande de faire passer entre la France et la Belgique un médicament pour sa mère gravement malade. Ce médicament ne peut normalement passer les frontières. Après quelques hésitations, Ernest accepte. Les douanes ne vérifieront pas ce que transporte le Pape et de toutes façons si cela était le cas, il payerait l’amende et voilà tout. Il remet toutes les semaines le paquet à un certain Raoul dit le chat.

Seulement, la police pointe le bout de son museau soupçonnant un trafic de stupéfiants et le Pape d’y participer. Le Cardinal Vertupoint et le directeur de la compagnie Belgair, Mr Dauran se font bien du souci pour lui. Aucun des deux ne peut croire qu’Ernest y prenne part en toutes connaissances de cause. Lorsqu’ Ernest décide de mettre un terme à cette livraison…il disparaît !

J’ai beaucoup apprécié les personnages de Vertupoint et Raoul ( coïncidence amusante c’est justement le nom de mon chat ).

Quelques points restent obscurs mais rien de bien grave. Et le dénouement est un peu simple à mon goût.

Roman mené tambours battants, plein d’humour qui est l’exemple type de lecture détente. Ça tombe bien vous pourrez le lire sourire aux lèvres sur la plage, dans votre hamac, votre coin d’ombre préféré …bref, pendant vos vacances.

Ce livre a été lu en participation à une lecture commune ( dite LC ) sur le forum de lectures et lecteurs numériques e-lire  en partenariat avec l’éditeur ONLIT

Un grand merci à tous !

Ebook formats epub et mobi à 4 € 99 : voire sur le site de l’éditeur

Epilogue

Epilogue d'Anne Bert  Ebook - Edicool

Epilogue d’Anne Bert
Ebook – Edicool

Chez l’éditeur : [..« Vous êtes bien Marguerite Nourdi ? Je suis Line Passage,votre tutrice. »Cette phrase terriblement anodine l’avait faite dépositaire de la vie de Marguerite. À cette seconde, comme tombe une condamnation, tout le peu que cette femme avait pu gagner en droits dans sa pauvre existence s’était écroulé comme un fragile château de cartes. Marguerite fut expropriée de sa vie. Dépossédée d’elle-même…]

Ce sont deux vies, deux femmes qui vont se rencontrer et cheminer ensemble jusqu’au bout. C’est l’histoire de la vieillesse, du regard que notre société lui porte, du sort que notre justice lui réserve. Marguerite, pensionnaire de l’Epilogue, résidence aussi justement que cruellement nommée, voit débarquer Line, celle qui devra déterminer à sa place ce qui est bon et juste. Mais la vieille femme méprise ceux qui veulent lui faire payer sa longévité beaucoup trop cher, elle parvient à rallier subtilement sa tutrice à son désir de ne plus épiloguer.

Un terrible pacte tacite est conclu… Tourner le dos au mouroir pour découvrir ce qui se rapproche peut-être le plus de l’immensité de l’univers, l’océan dont le bord si étroit recueillera pourtant les derniers instants d’une vie près d’être engloutie.

C’est à la fois un récit ordinaire et complexe par la variété des émotions qu’il suscite. Ce sujet d’apparence simple, mettant en scène une vieille dame, Marguerite et sa tutrice ( également traductrice ) Line, va littéralement vous remuer les tripes, savamment vous malaxer la cervelle, vous pétrir le cœur. Oui, nous avons tous des « aînés » sur lesquels nous portons un regard parfois amusé, agacé, circonspect, inquiet etc… Ce troisième âge qui tend à devenir un quatrième âge tant l’espérance de vie augmente.

Marguerite n’a pas eu ce qu’on appelle un vie facile.

« La vieille femme possédait un langage particulier. Elle avait naguère conté son histoire à Line, sa scolarisation vite arrêtée, son mariage parce qu’il le faut bien, la vie à la ferme, l’enfant simplet, les champs, les bêtes, son ivrogne de mari, son veuvage, toute une vie de peines selon ses étranges expressions-les bras occupés et la tête inhabitée-une vie de silence-juste les fantômes des mots à l’intérieur-une vie sans caresses, sans joie, sans baisers, tant d’années de regrets en si peu de phrases. »

Les mots de Marguerite, ses regards, ses silences assènent des vérités que Line peu à peu assimilera, prenant conscience, parfois de manière abrupte, de ses propres préjugés à l’encontre des personnes âgées. A travers ce tandem, l’auteur, Anne Bert parvient avec justesse et sensibilité à interroger notre âme. Marguerite est pauvre et seule. N’ayant plus assez de ressources elle devra quitter l’Epilogue, cette maison de retraite car même en ces lieux il est question de rentabilité, encore et toujours.

Beaucoup d’entre nous avons visité nos grands-parents dans ces maisons. On le sait bien que tout ça revient terriblement cher si on veut que nos « vieux » aient un minimum de décorum et d’attention.On craint le jugement d’autrui si par malheur on n’a pas les moyens de les envoyer dans un « bon établissement ». Lorsque cela est fait on y va avec un peu de réticence, parce que les vieux ça sent. Ils sont là devant la télé, dans leur fauteuil roulant, ou errant avec leur déambulateurs, le regard perdu dans on ne sait quel songe ou vous attrapant la main au passage quémandant un regain d’amour, d’attention ou peut-être tout simplement la fin d’un calvaire ? Qu’en est-il de la vieillesse quand tout est pognon ? Que deviennent nos aînés, leurs cœurs et leurs corps une fois que nous les quittons  ?

Tout comme bon nombre d’entre nous détestons les odeurs d’hôpitaux, nous sommes souvent soulagés dès que nous quittons ces endroits. On ferme les yeux et on n’y pense plus jusqu’à la prochaine fois, comme un devoir à accomplir.

Marguerite fait un choix personnel et ô combien compréhensible. Alors Line va l’aider de la façon la plus humaine qui soit. Marguerite décide et prend sa vie en main. Marguerite qui bien qu’ayant habité à peine à une quarantaine de kilomètres de l’océan ne l’a jamais vu. Enfin, elle va découvrir l’immensité. La première rencontre avec l’océan est une révélation pour elle et l’auteur en fait une scène infiniment belle et émouvante. Cette vieille dame si peu instruite, selon nos critères, a bien des choses à nous apprendre.

C’est un roman que je recommande tout particulièrement pour sa sincérité et le style de l’auteur. Marguerite vous prendra le cœur en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Un grand merci à Paul Leroy-Beaulieu pour cette belle lecture.

Je vous invite à lire l’interview d’Anne Bert sur le site de l’éditeur Edicool 

Cet ebook sans DRM est à 3 € 99 vous pouvez l’acquérir en passant par le store de l’éditeur.

montagnesrussesUn tour de montagnes russes le soir de la Saint-Thorlak 

Un homme arrive dans le Vermont à Altanboro près du lac Champlain. Il a décidé de faire un tour de montagnes russes, sur la Ziggurat, immense, si immense que l’empire state building tiendrait à l’aise en dessous.

Comment en a-t-il entendu parler alors qu’aucun panneau ne l’indique et qu’un grand mystère entoure ce grand 8 ? Rembobinant l’histoire, l’auteur, Julien Morgan raconte une soirée dans un bar deux ans auparavant, soirée durant laquelle le héros de ce court récit boit en compagnie d’un homme. Il y apprend l’existence du Livre et écoute dans son nuage de brume alcoolisée, les suppositions de son vis-à-vis.

A Altanboro, son chemin croise celui d’Anita, une belle jeune femme, mystérieuse car nous ne saurons pas pourquoi elle est ici attendant son tour de montagnes russes.

J’ai beaucoup apprécié cette nouvelle. La sérénité qui habite l’homme m’a touchée, intriguée aussi. En quoi donc ce tour de Ziggurat va-t-il bouleverser sa vie ?

J’avoue que les remarques concernant le rôle éducatif des parents m’ont fait sourire, elles ont un côté vraiment très justes. Lui, de toutes façons n’aura été considéré que comme un pion malgré son mariage, et la naissance de ses enfants.

L’auteur nous fait voyager entre passé et présent sans que cela ne nuise à la compréhension de la nouvelle. C’est même très agréable.

Première immersion dans l’écriture et l’univers de Julien Morgan qui donne furieusement envie d’en lire plus.

Je vous recommande chaudement Un tour de Montagnes russes le soir de la Saint-Thorlak, récit fantastique très court et émouvant.

Cette nouvelle auto-éditée vous coûtera seulement 77 cts d’ € sur la plupart des plateformes. Je vous envoie vers le site de l’auteur( cliquez le lien ) pour prendre connaissance de la liste et y lire une interview croisée avec l’auteur Lilian Peschet. 

Julien Morgan est également sur le site Adopte un Auteur

Illustration de couverture @LysanderKerys

Missel du débutant  missel

 

Des pigeons de toutes teintes
Conférence tiennent
Presqu’accoudés au clocher
En son point le plus haut
Offrant une envieuse
Mais courte perspective

Sur la physionomie 

Par l’espoir déplacée
De ces fidèles dissimulant
Diverses boîtures

Soleil oblique
Se redressant
Et presque trompette alors
Sonnant fastidieux mitan

Fictives familles se célébrant 
Là et ce jour seulement
Disposées à aimer

Crinière des enfants
Sous le platane de Cent ans
Sandales, mèches et Croix 
Dans leurs bouches Verbe insufflé
Pour apprendre à maintenir
Closes
Ces lèvres
Ourlées par une conscience encore
Préma
Tue
Rée de ce que l’on peut 

Sous les regards
Les péchés prochains
Se dessinent 
Tandis que le prêtre sa comptine récite
alphabet de routine
Grammaire
Obso
Lète
Nomo
Thète pourtant

Entrent alors
Et venant clore
L’indolent serpent
Que forment cette addition d’espérances
Dans leurs dépareillés accoutrements
De parade dénués
Les seuls et
Authen
Tiques
Derniers

Je diffuse ce poème de Pierre Cendrin, avec son accord bien évidemment et ce pour vous inviter à découvrir ces autres créations sur son blog .

Pour plus de renseignements rendez-vous sur le site de la web-association des auteurs

Trois coups contre ma porte -  Michael Roch  Editions Walrus - Collection MICRO Ebook - Mai 2013

Trois coups contre ma porte – Michael Roch
Editions Walrus – Collection MICRO
Ebook – Mai 2013

Trois coups contre ma porte

Le résumé de l’éditeur : Au milieu de la foule de l’Imaginarium, cette boîte de nuit aussi branchée que bondée, il y a les corps qui s’entremêlent, suants, au rythme des basses qui résonnent dans ton estomac et des spots qui dansent frénétiquement. Et puis il y a cette fille… Ses hanches, ses seins, sa nuque… il suffirait de tendre la main, de lui saisir le poignet et de la ramener à la maison. Elle va te rendre dingue, si ce n’est pas déjà fait. Parce qu’il y a cette voix dans ta tête, et puis ce drôle de type, le smartboy italien qui te regarde d’un air amusé, mais que personne d’autre que toi ne semble voir. Et le type te sourit, et il dit: « Elle s’appelle Béthanie. » Alors tu te lèves, les yeux embrumés par l’alcool, et tu t’approches de Béthanie. Et tu sais déjà que tout ça finira dans le sang.

Cette nouvelle correspond bien à ImagiNoir cette «  catégorie » créée pour Michael Roch et Lilian Peschet.

Attention si vous êtes une âme et un cœur sensible, je ne vous recommande pas cette Micro : il y a du sang et surtout des scènes de tortures costaudes.

Par contre, étant friande d’horreur, de tensions psychologiques, et d’humour noir, j’ai encore une fois été conquise.

Ce personnage, Charles est vraiment détestable. Je me demandais pourquoi il était en boîte de nuit avec des potes alors qu’il paraît si asocial.

Pour vous en donner une idée, une petite citation :

 Je déteste les cons, les rampants, les quémandeurs bègues qui se traînent aux pieds des autres – surtout à mes pieds. Je suis au dessus de cette masse d’êtres informes. J’ai beau être assis dans le plus pourri des fauteuils club de cette discothèque, j’ai beau être assailli de toute part et dans tous les sens, j’ai beau subir, je suis au dessus de tout ça ; je suis au-delà, comme un roi sur un monticule de cafards. 

J’ai flippé pour Béthanie en constatant la démesure de la tenson sexuelle qui habite Charles, tension qui va crescendo.

En fait, j’ai eu le cœur serré pratiquement tout au long de Trois coups contre ma porte. Serré par l’appréhension et assez étrangement par Charles. Charles qui souffre de pertes de mémoires, et sans doute d’hallucinations … car comment en effet expliquer la présence de ce smartboy italien que personne ne voit sauf lui ?

Oui, je suis bizarre puisque j’éprouve une quasi compassion pour cet être qui se livre à d’odieuses choses.

Donc voilà amateurs d’émotions fortes Trois coups contre ma porte est pour vous. Le rythme est soutenu, on ne voit pas filer le récit. Et j’insiste, Michael Roch a un style précis, imaginé , il manie les mots comme si son imaginaire passait directement à sa plume. Bref, un coup de chapeau encore une fois à un auteur que je lis avec un plaisir renouvelé à chaque fois.

De plus c’est un epub impeccable, aucun souci de quoique ce soit sur ma Kobo Glo.

Cette Micro est à 99 cts d’€ , la liste des distributeurs sur le site de l’éditeur Walrus

Le billet sur le blog de Michael Roch à propos de cette publication ( laissez-lui un mot, ça fait toujours plaisir aux auteurs ) 

Sur ce blog, vous pouvez lire ce que j’ai pensé de La boîte de Schrödinger .

Bonne lecture, et venez me dire ce que vous ressentez pour Charles, ça m’intéresse !

Mise à jour du 21 / 08 /2013 : lire l’avis de Chti_suisse sur son blog

kaneK-PARADOX

K-Paradox est la dernière époque / fiction créée par Jeff Balek. Elle se déroule comme toujours à Yumington. Si vous êtes lecteur régulier de ce blog, vous connaissez bien maintenant cette ville.

Cette expérience a réunie une dizaine de Twitt’Acteurs. Visitez le site K-PARADOX  : y lire le journal de Mary Wonder, les twittfics des autres  » patients « , et l’annonce pour  la suite. Rob Kane en personne fera une intervention en direct ce jour 18 juin  à 17 h 30 …

Nous avons joués nos personnages, en fonction des critères fournis par Jeff Balek via un mail dans lequel il nous donnait les premiers éléments, les outils, et quelques pistes.

Ayant été très emballée par ma première participation à la twittfiction All Sinners , j’ai d’emblée accepter de jouer. Car oui pour moi c’est un jeu, un peu fou, un peu stressant parfois mais tellement amusant au final. J’y suis Natalia, patiente numéro 2.

Durant trois jours, du samedi 15 juin au lundi 17 juin, nous sommes devenus des cobayes volontaires pour tester les premiers nanobots, une révolution technologique inventée par Rob Kane.

Première expérimentation

Yumington, Juin 2013

La Kane HX Foundation teste pour la première fois des robots issus de la nanotechnologie sur des êtres humains.
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Mary Wonder laborantine de la Kane HX Foundation est au coeur de ces expérimentations. Elle livre dans son journal intime, ses impressions sur ce moment majeur pour l’histoire de la science.. et également ses rapports avec son patron, Rob Kane, un homme fantastique.
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Les cobayes sont tous volontaires habitant à Yumington. Pour la plupart, c’est un bon moyen de gagner de l’argent. Mais les journées semblent longues dans les chambres du Labo. Et pour chasser l’ennui, certains racontent leur expérience sur twitter. Il semble pourtant que le calme va rapidement céder sa place à la tempête…

1 er jour

Je me demande encore pourquoi j’ai décidé de participer à cette expérience, moi qui déteste les labos pharmaceutiques. 

Avec toutes les conneries qu’ils ont faites ces derniers temps, si ça se trouve je cours au suicide. Je suis curieuse.

Et puis, je l’admets, j’ai pensé aussi au fric. La Kane HX paye généreusement ses cobayes. Les temps sont durs.

Ça me donne un petit côté « vendue » qui me défrise un peu, qui me ressemble pas. J’en ferai retour sur mon blog.

En tout cas cette Mary Wonder est sympa. Je m’attendais à un grincheux en blouse blanche. On est bien reçu,ça détend.

Allez protocole expliqué, blablabla. Si ça s’éternise mes nerfs vont finir en pelote ! Où sont ces fichus nanobots? 

Ça y est un infirmier prépare nos injections. Nous sommes 12 cobayes. Le liquide est noir, ça fait un peu flipper. 

Voilà l’injection faite,et sans douleur. Ces nanobots sont vides, La Kane HX teste leur « enveloppe » sur nous. 

Malgré tout, je suis tendue. Mary me sourit. Mon émotion se lit sur mon visage. Je suis l’infirmier dans le couloir.

La porte se referme, je frissonne. Durant 3 jours, je serai confinée dans une chambre réduite au minimum…une cage ? 

Trois jours avec obligation de rendre compte des effets via twitter. Ça va être long et y a pas un livre ici. 

Elle est vraiment petite cette chambre. J’espère que je vais pas avoir un accès de claustrophobie, ça me rend dingue. 

Aucun divertissement, rien, nada. Assise sur le lit, j’espère que l’infirmier qui passera 3 fois par jour sera cool. 

Alors donc tweetons, tweetons mais franchement pour l’instant je m’impatiente. Vivement 12 h 30 le repas en commun. 

J’ai besoin de mouvements, d’odeurs, de paroles, de voir les autres. Je suis comme on dit, un être social et sociable.

J’ai la dalle en pente et j’ai envie d’une mousse. Faut pas rêver y en aura pas. Punaise comme c’est long. 

Oui bon voilà la bouffe paraît aussi dégueu qu’à l’hosto, il a pourtant du fric Rob Kane, il est pas à ça près. 

Eh ben certains cobayes n’ont pas l’air commode du tout. L’autre de la 1, il m’inquiète pas mal, il est louche. 

Je parle même pas du 6, comment il se la joue auteur prolixe, il est saoûlant. 

Ah tiens l’atteint de logorrhée me parle :  » non je suis pas rat à temps plein et toi ? « 
Ici quelques échanges tweetesques avec @LilianPCB ( patient numéro 6 )

Le patient 6, Lilian il s’appelle, je vois bien que c’est pas son fort la discussion. Il est comme les autres mecs.

Dès qu’une nana l’ouvre, quand elle plus cérébrale que lui il se réfugie dans sa carapace. Risible mais il est sympa. 

Comment peut-on se permettre de me nourrir avec des telles saloperies ? De qui se moque-t-on ? Ils vont m’entendre ! 

Retour en chambre.J’ai l’impression que le 6 en savait trop sur moi,je n’aime pas ça. Qu’est-ce-que je vais faire? 

J’ai un gros coup de barre, c’est pas la bouffe immonde, les nanobots ? J’sais pas mais je vais pioncer. 

Putain, c’est strange !! deux fois que je me réveille en sueur la tête pleine d’images bizarres. Les salauds !!! 

3 sorcières horribles à côté du lit qui coupe à grand coup de haches toutes parties de mon corps dépassant du lit.

Mon enfance me saute à la gorge, je dois en témoigner et j’ai peur de ressusciter ces horreurs. JE VEUX UNE CLOPE !! 

Elles ricanent,se moquent ces saloperies ! pourtant je les ai coursées souvent,les reniant. Elles sont là, pétasses.

Barrez vous! vous me faites plus peur,vous n’existez pas. Vous êtes du vent !Je vous chasse en courant derrière vous. 

Rien à faire, j »arrive pas à dormir.J’ai entendu des bruits étranges, je crois que ça vient de la douche, pas sûre.

Putain super la douche goutte et je parle pas des chiottes sans séparations ! J’arrive pas à dormir, ça me tenaille 

J’ai menti au questionnaire, mais pas plus que le Labo en question, c’est de bonne guerre comme on dit.

L’autre à 19 h 30 il va m’entendre!c’est quoi ces fuites d’eau qui m’font suer et les cris? faut pas déconner

Elles sont là ! avec elles ce vampire-corbeau qui veut me traîner su le bitume..La peur m’envahit 

Je suis cinglée. Non , j’en suis certaine, mes démons d’enfance resurgissent! J’ai peur ! Vais-je gagner ? 

C’est incroyable, c’est fou ! j’ai les nerfs à fleur de peau, je suis sûre que les autres savaient. Les salauds !!

Mon coeur s’accélère, j’ai du mal à le contenir, c’est un cheval fou et les guides n’y peuvent rien. Notez-ça Mary ! 

J’entends des voix qui hurlent, un appel au sang, j’ai peur et à la fois je peux les vaincre. Je suis forte

Je suis la plus forte, je ne me laisserais pas abattre, rien ni personne ne m’apeurera. Je vous merde tous.

C’est quoi ce truc qui sort de la douche ? wo c’est de la boue !! Ici, dans le labo c’est fou ! ça gicle partout 

Non vraiment j’en peux plus ! tout est silence,vide, et ce putain de twitter ne sert à rien, le lisent-ils au moins ? 

Une odeur de cramé m’envahit, je ne sais plus où et quand je suis. J’entends des cris. Que faire ?

Le repas était horrible,les patients faisaient peur. Baba était tapie dans un coin et ricanait de toutes ses dents. 

Une douche vite, j’ai les chevilles crottées par cette boue immonde. Ta gueule connard de corbeau !! 

Je me sens vraiment mal, y a toujours ce con de corbeau sur le lavabo à me zieuter . Mais pire Baba est là, terrible. 

Je l’attrape et l’emmène au’ cuistot’ ça changera de leur merde. Toi Baba t’existe plus depuis mon enfance,dégage.

Il m’échappe tout le temps, il ricane ce satané corbeau et la Baba Yaga unijambiste me fait peur. Me mangera-t-elle? 

Putain! y a de la boue qui sort de partout dans la piaule!Je me recroqueville sur ma chaise devant l’ordi. Aidez-moi ! 

Elle avait disparu de mes cauchemars cette salope,la revoilà en puissance, c’est à vous que je DOIS salop de Rob Kane ? 

Putain espèce de connard tu peux pas dire qu’y de la boue partout ici ? sous -fifre de merde ?

La douche ? pas la peine, elle refoule quant aux chiottes c’est pas mieux. Je suis inquiète Baba Yaga est de retour. 

Maintenant je sais, je suis entourée pour la plupart de cinglés, des vrais de durs de durs.Baba me l’a confié la garce 

Je suis vannée mais ce putain de corbeau ne la ferme pas et Baba est là. J’ai peur, OUI ! Je patauge dans la boue.

Je me couche. Les draps et le matelas sont pas géniaux mais je m’en fous. La nuit va sans doute être terrible.

J’vais leur péter la gueule !! j’suis süre d’un entourloupe, les enculés !! elle peut avoir un beau minois la salope. 

Je vais me coucher et ciao Baba yaga , tu n’es qu’une hallucination venue du passé. Vite dormir et bien ! 

Deuxième jour

Je crois que j’ai perdu les pédales hier soir. Je relis mes tweets, j’ai peur. Mes yeux brûlent. J’entends crôa 

Voilà l’infirmier. Aimable comme une porte de prison, c’est le cas de le dire. 

Dites,je veux parler à Mary. Il faut que je lui dise que je ne peux pas continuer, je dois partir. 

Ho hé t’entends ce que je dis ? Incroyable, c’est comme si je n’existais pas à ses yeux. Je suis un cobaye c’est tout. 

Il referme la porte. Je veux sortir de cette piaule. Ce corbeau me rend dingue. Je n’ose me regarder dans le miroir. 

Cet infirmier est un incapable, encore un ! Décidément, ce Rob il peut se la jouer mais il vaut rien. 

Et l’autre là qui nous laisse en plan ! Et ce foutu vent qui souffle sous la porte. Que de bruits, de furie d’un coup. 

Y a une révolution de rats et j’ai pas été conviée ? C’est quoi tout ce raffut ? Mon cerveau gicle par les oreilles. 

Je m’accroche au lavabo de la boue sort du siphon. Mon visage est en ruines. Teint verdâtre, yeux hallucinés. 

Cette bouillasse pue ! Je frotte mon bras sous l’eau, la peau irritée se desquame au point d’injection. 

Le vent gronde, siffle dans mes oreilles. Ils m’ont tous abandonnée. Je suis seule, internée ici. Ils JOUENT avec moi. 

C’est ça oui, je suis le seul sujet de cette sinistre expérience. Ils veulent voir mes démons. 

Sortez moi d’ici bande de salopards !! Cette putain de porte, ouvrez la ! Je la frappe à grands coups de pieds.

Je m’épuise, me ramasse sur moi-même, je me dégouline au sol. La rage et l’impuissance me foudroient. 

Le corbeau sinistre déploie ses ailes, frétille Crôa remet ça. Du sol rugueux s’arrachent des racines comme des serres

J’ai perdu connaissance. Quelques instants ? minutes ? heures ? Ce bruit incessant martèle mon crâne. 

Affalée au sol, je sens le souffle du vent, puissant qui s’insinue, surgissant de la gueule béante de cet …enfer ? 

Je sais qui ça annonce et je redoute. Je suis la proie de démangeaisons insoutenables. La nervosité, les hallus ? 

Je tire les lambeaux de peau là où ils m’ont injecté les nanobots. Avec les dents comme un chien lèche sa plaie. 

L’odeur de la bouillasse me file la nausée. Je dégueule trips et boyaux au dessus du trône. Hauts le coeur, panique. 

Je me traîne jusqu’au lit. Pas de repas ce midi, m’ont-ils oubliée ? Je n’ai plus faim, un grand désarroi m’habite 

J’suis sûre qu’ils m’ont oubliée exprès. Ils veulent que je communique qu’avec eux via ce con de twitter. Enfoirés ! 

Ah j’entends des pas, ponctués par les rafales de vent. L’infirmier arrive ? Qui déambule ainsi dans le couloir ? 

Des sons de canne qui raclent le sol ? Nooon pas elle je vous en supplie, pas elle ! 

Putain d’PC , j’ai envie de te démolir. Vos p’tits yeux qui m’épient,me scrutent,m’analysent. Je ne suis pas un JOUET 

Voilà l’infirmier! tiens m’a pas oubliée à cette heure. Putain il fait peur ! 

C’est ELLE je la reconnais aux os de poulets autour de son cou ! « M’approche pas immonde créature « 

M’approche pas je sais qui tu es, va-t-en sorcière ! Je m’effondre, elle m’a jeté un sort.

Ma haine gronde tel un tsunami,elle ravage tout . Je m’affale comme un merde  » barre-toi oiseau de malheur, mocheté » 

Je ne suis plus que le reflet de moi-même. Baba Yaga m’a sous son emprise et ce con de corbeau Coasse

Il m’avait traînée sur le bitume, mi-corbeau mi-homme à me faire mal, à détruire mon enfance . 

Je sombre, je perds pieds, je m’allonge, les odeurs sont infectes. Fermer les yeux.Oublier ? 

Les cauchemars m’assaillent.Mon souffle court, comme si à chaque instant il peut s’arrêter.En suspension avec la mort 

Hallucinant, je trace des signes avec la boue sur les murs de cette saloperie de piaule. 

Mi-inconsciente j’ai souvenir d’un visiteur, sans doute l’infirmier. Derrière le voile de mes paupières, le doute.

Les murs de la pièce sont couverts de signes étranges, de paysages hallucinatoires. N’a-t-il rien vu ? 

Une forêt, des arbres oscillant sous les rafales de vent. Une bouche béante qui m’attire, m’aspire ? 

Croâ crôa Corbeau me frôle de ses ailes, me donne des coups de bec sur le bras. Je veux le chasser, il s’envole. 

Mon monde est là, sous mes yeux. J’entends des pleurs…d’enfants ?! Corbeau s’enfonce dans la forêt. Crôa !Je tremble 

La « réalité  » est au-delà de ce mur ? Le vent m’arrache des larmes.L’épouvante étreint mon coeur. Où suis-je ? 

Y a eu les nanobots et puis tout s’est enchaîné bizarrement. Je suis divisée, ou multiple ? Perd le nord. 

Le paysage halluciné me scrute. La bouche s’ouvre plus grand. Les crocs ruissellent de …Boue ? 

Je ne dois pas sortir ! je dois ENTRER, c’est évident ! Aider ces gosses que j’entends toujours pleurer. 

L’air est irrespirable. Lâcher prise. Je dois passer les limites. J’avale des goulées et je plonge. 

Vaguement, de loin en loin, je perçois les autres rats. Sont-ils comme moi confrontés à l’innommable ? nanobots de merde

La bouche m’avale. La forêt bruisse. Le vent souffle plus fort encore. Les enfants crient. 

Vous qui m’épiez ! Allez pourrir en ENFER !

Ça schlingue beaucoup passé cette  » bouche »?Les branches me fouettent. Je suis déterminée. Les enfants crient encore. 

Ce que la Kane HX a créée risque bien de lui échapper. Je ne suis plus moi, ni personne. Je m’enfonce dans ….

 Troisième jour

J’ai creusé le sol juste au pied d’un grand arbre. Me suis couchée dans le trou et réveillée couverte de boue.

Je me souviens vaguement de feux follets ? Des yeux d’animaux sauvages ? Et ces pleurs que le vent enrubanne.

Quelque chose me palpe. Pourtant je ne vois personne, juste toujours ce foutu corbeau. La faim me tenaille. 

Je m’abolis dans la solitude, étrangement réceptive aux odeurs et aux sons sous le regard indiscret de Corbeau. 

Désorientée,sans boussole, inhumée dans l’obscurité j’avance titubante. De nombreuses bestioles crissent sous mes pas. 

L’odeur de l’humus envahit mes narines, ma faim est monstrueuse piquée au coeur des tripes. Mes tempes palpitent. 

Je m’habitue à Corbeau qui me nargue de moins en moins. Il m’attend, me précédant, voletant, coassant. 

Je suis égratignée sur tout le corps. La desquamation de mon bras s’aggrave. Un rai de lumière frappe mes rétines.

D’où provient-il ?Quelqu’un serait-il dissimulé ? De nouveau, les pleurs infiltrent mes oreilles.L’angoisse s’emballe. 

Mon bras ? Mais oui !Les nanobots! Un voile se déchire. Pliée en deux, je vomis, mes oreilles bourdonnent. 

Corbeau s’agite, les pleurs redoublent. Une main invisible m’étrangle tandis que ma rage gronde. 

Je hurle tous nerfs tendus ! Mon cri ricoche dans la forêt , un rire dément lui répond. Je cours et me ramasse.

Une racine crochue saisit ma cheville. Je me débats alors que la boue soudain jaillit en geyser. 

Je me saisis d’une pierre et frappe, encore et encore ! La fureur et la peur me possèdent. 

Je pleure et ris comme une damnée. Corbeau sautille partout, Crôa Crôa comme m’encourageant. 

La racine résiste et continue de me rouler dans la boue. Mes forces diminuent, un vent terrible s’est de nouveau levé.

De nouveau ce rire !Je me blesse avec la pierre qui s’effrite entre mes doigts. Mon esprit sombre. Se peut-il plus?

Je dois tenir ! Corbeau veut m’aider dirait-on. Il pique de son bec la chose. D’un violent mouvement elle l’écarte.

Coassant indigné il s’éloigne battant des ailes. J’entends ce rire maudit, je frémis, je sais qui arrive. 

Profitant que la racine cède un peu pour s’occuper de Corbeau, je tire un coup sec et parviens à me libérer.

Je m’écarte rapidement. Dans ma main, aucune pierre mais un crâne que je fixe hébétée. 

Mes sens bouillonnent. Fiction dans la fiction, à l’infini, comme des matriochkas.La racine s’étrécit sous terre. 

Ce crâne ? ça veut dire que je ne suis pas loin. Je balaie du regard le sol . A quelques mètres, des ossements. 

A genoux, je contemple ces os de gosses. Leurs voix piaffent d’impatience. J’ôte ma chemise et les collecte.

Je vois une coulée, sans doute créée par les daims. Je creuse en bordure de mes mains tremblantes la sépulture. 

Il me faut faire vite. Papillonnent dans ma tête leurs pensées virevoltantes, je pourrais presque voir leurs sourires. 

Soigneusement, j’érige un cairn. Pas question que quiconque oublie ces enfants. 

La dernière pierre posée, je sens leurs souffles m’effleurer suivi de leurs rires cristallins. 

Un cri de rage tonitruant me vrille les tympans. De plein fouet, les souvenirs m’assaillent. Mes dents claquent. 

C’est d’abord les bourrasques de vent. Son ombre menaçante s’étale noire sur noire dans l’obscurité. ( ? ) 

Un bruit comme une porte qui coulisse. Et là voilà, terrible, redoutable. Corbeau s’agite. La main revient me secouer. 

Une main sur mon front m’apaise. Mon bras se lève malgré moi. Je vois ses orbites malveillants. Je cligne des yeux. 

Elle me dévorera pas, j’ai vieilli. Son pouvoir est celui de m’emmener de façon irréversible dans la folie. 

Dévorer ou finir complètement aliénée ?Qu’est le pire ? Je ne sais plus,j’ai des doutes.Elle est toujours aussi laide. 

 » Te revoilà !Tu as volé les âmes, ils m’appartenaient, je te ferai payer ta fourberie  » tonne t-elle de son chaudron 

« Je me souviens de toutes ces nuits que je t’ai sacrifiée qui faisaient tes repas. Aucun enfant ne doit plus vivre ça. 

 » Tu m’envoyais souvent tes soeurs, te souviens tu comment elles coupaient mes membres ? » je la toise, gonflée à bloc. 

 » Bien sûr je m’en souviens, tu nous amusais tant à suffoquer et tenter d’éviter les faux. Tu pleurais ,seule » 

Cette ogresse est toujours aussi osseuse.  » Regarde mes dents, tu vois mon sourire ? « Elle pue comme l’enfer . 

Projetée en enfance j’entends le bruit de la faux, et mes pas précipités pour leur échapper . Fuir les lames. 

Comment détruire une légende ? Mes pensées tourneboulent dans mon inconscient. De sa bouche s’échappent du sang…noir. 

Ces salopes m’en ont tellement fait voir des vertes et des pas mûres.Toujours à vouloir me détruire, moi, mon enfance. 

Vive comme je ne pensais plus pouvoir l’être,je lui balance une poignée de boue en pleine face. 

Corbeau inquiet coasse à qui mieux mieux ! Mes yeux me renvoient du rouge, un rouge carmin, profond, qui goutte. 

Elle ricane sur sa jambe d’os de poulet, elle hulule et appelle ses salopes de soeurs. Corbeau se perche sur moi. 

Baba n’accepte pas d’être en porte à faux. Elle veut me faire payer et réveiller mes pires cauchemars : ses soeurs. 

Ravagée, je jette un oeil à Corbeau qui ne semble pas souffrir. Au contraire, ce que je sens me dis qu’il espère. 

Je me dis dans un éclair de lucidité que c’est sans-issue.La folie aura été de faire confiance aux hommes.

Elles sont là, vêtues de leurs sempiternels capuchons, leurs faux luisantes et aiguisées brandies dans leurs mains.

Mon sabre d’avatar se matérialise dans mes mains. Ah allons y ne pensez-pas que je vais tourner en rond dans la forêt. 

Par quelle magie autant de courage me saisit ? Que les enfants soient à l’abri ? Que j’ai accepté les nanobots ? 

Je brandis mon katana,les bravant. Je ne renoncerai pas, j’ai une trouille de tous les diables mais je veux en finir. 

Avant même que j’entame le combat, un tremblement de terre nous à toutes désarçonnées. Une explosion intense. 

J’ai pas manié le katana depuis des années,aucune raison à cela.Elles sont trois sans compter Baba. Mes chances sont minces.

J’ai tout de même sauvé les enfants, je suis prête. Mon choix va les emmerder prodigieusement, je le sais,j’en rigole. 

En garde, à peine ai-je le temps d’en décapiter une que tout le ciel me tombe sur la tête ! 

Cette secousse condamne la porte d’un éventuel retour. Je le sais. J’errerai dans cette forêt à chasser mes démons.

Corbeau compatissant et astucieux, vient se jucher de nouveau sur mon épaule. Je brandis le sabre…

[ End expérience 1 ]

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En Exergue Et Parce Qu’il Faut Bien Commencer…  ( Gilles Piazo )

Archives : réédition d’un article (le premier!) disparu lors de la mise à jour du blog.

 

Nom d’auteur : le nom.

 

Gilles PIAZO est né il y a un peu plus de deux ans maintenant, au bas de son premier vrai texte : une nouvelle avec un début un milieu une fin en vue d’un concours dans l’ouest de la France. Non retenue pour le palmarès.

Du coup, il ne se rappelle plus exactement quelle bibliothèque de quelle région ou ville l’organisait, le concours. Et moi non plus d’ailleurs. Même si l’on avait tous deux quand même examiné la carte de France via google, au cas où une annonce de distinction avait surgie d’une enveloppe quelques mois plus tard et qu’il avait fallu nous rendre à la cérémonie de remise des prix.

Enfin j’aligne les « on », les « nous » pour la petite histoire ; mais c’est bien plutôt et vous l’aviez compris dès l’entame de moi-même qu’il s’agit en lui. De moi tout court, ou presque. De moi qui vous écris. De moi qui essaie d’écrire ; de creuser.

De moi embarqué depuis ce jour dans un devenir rat. De moi en train de donner au bas de ces premières pages et sans même m’en rendre véritablement compte à mon terrier et dans la glaise du réel qu’il a vocation de parcourir le premier coup de patte.

De moi comme d’un double, toujours positionné à la lisière floue de moi-même.

Fallait signer par un pseudo, vous savez bien comment ça marche ; question d’anonymat des copies.

Et puis je m’y suis tout de suite senti bien. 

D’une part parce que mon nom, le « vrai », outre qu’il n’a finalement et par son usage social pas grand chose à voir avec cette partie de ma personnalité qui déverse, est définitivement imprononçable au premier abord ; tout le monde se plante, tout le monde écorche, tout le monde ampute ou défigure, à l’écrit tout aussi bien. Il faut statistiquement des semaines, voire des mois à une personne normale pour s’en souvenir précisément et l’orthographier correctement.

C’est pas compliqué : chaque fois qu’un prof s’arrêtait net lors du premier appel de l’année, des syllabes avortées s’accumulant en cascade dans sa bouche et faisant se tordre ses lèvres dans une mimique de trop plein; chaque fois qu’une pauvre standardiste creuse un brusque silence dans le combiné, perdue dans le flou de la combinaison phonétique qui vient de lui parvenir et, par un « Comment? » tardif, réclame une deuxième chance, vous pouvez être sûr que c’est sur moi que ça coince. A 80% au moins. 

Tant et si bien que j’ai très vite su l’épeler, ce nom, égrener sans hésitation son chapelet de huit lettres. Peut-être même avant de savoir le prononcer… D’ailleurs aujourd’hui encore je commence souvent par là, épeler. Sans même prendre le risque de. 

Alors si pour une fois et dans un domaine je pouvais m’en passer…

Parce qu’aussi – et peut-être surtout – je me suis rapidement rendu compte qu’il me permettrait d’exister enfin dans une fine franche jusque-là inaccessible de mon histoire ; du côté maternel. Là précisément où j’étais aller le piocher. Du côté de ces êtres que l’on a côtoyés et aimés – ses parents à elle – sans jamais pouvoir nous rapprocher totalement d’eux, dépasser la barrière irréductible de la différence du nom.

En porter un autre, c’était comme à jamais garder une part d’étrangeté, plutôt au sens d’étranger ; comme ne jamais pouvoir se sentir entièrement identiques, entièrement de la même souche.

Gamin, il est des fois sans doute où m’a tiraillé le désir d’en changer. Non par refus ou aversion à l’égard de celui qui m’était donné, mais bien plus par volonté d’empoigner d’une histoire qui en droit m’appartenait mais dont un mince filet semblait néanmoins – en fait et dans cet écart infranchissable du patronyme – toujours s’écouler liquide entre mes doigts.

Alors je l’ai gardé ; peut-être aussi pour d’autres raisons, encore obscures ou non avouables.

Comme on garde une vieille photo de famille jaunie.

Comme on enfile un uniforme pour aller chaque jour creuser son sillon devant son écran d’ordinateur, maintenant un pied de chaque côté de mon origine.

Un rat en uniforme.

Un uniforme de rat.

 

Cet article est repris dans le cadre du projet pour une web association des auteurs dont j’ai relayé l’appel sur ce blog. Gilles Piazo est un auteur que je vous ai déjà présenté dans un article sur Une journée de fou, que je vous recommande toujours ainsi que ce recueil de nouvelles Super ou Ordinaire ? ( nous en reparlerons ).

C’est aussi un auteur dont le blog : comme un rat fait son terrier est un réel plaisir de lectures et de réflexion. N’hésitez pas à le découvrir et y laisser vos commentaires.

Un grand merci à Gilles.

 

Toxic 4 : Défense désespérée  Stéphane Desienne  Walrus - ebook 06-06 -2013

Toxic 4 : Défense désespérée
Stéphane Desienne
Walrus – ebook
06-06 -2013

Défense désespérée

Le résumé chez l’éditeur : Le bateau des survivants accoste sur une île aux habitations vides et aux installations apparemment abandonnées. Mais l’état général des lieux paraissant assez satisfaisant pour espérer y séjourner un moment, les fugitifs investissent cet eldorado providentiel. Car il y a mieux encore : les zombies sont aux abonnés absents ! Sans morts-vivants pour menacer leur sécurité, Masters, Elaine, Hector, Bruce, Alva et les enfants s’installent, et la tension baisse d’un cran… jusqu’à ce que l’un des membres du groupe se fasse enlever par de mystérieux inconnus aux motivations aussi obscures… qu’ésotériques. L’île cache en effet de très noirs secrets.

Jave et Naakrit, quant à eux, poursuivent leurs investigations en vue de découvrir le remède à la contamination. Mais leurs efforts sont freinés par des poches de résistance humaine très actives et bien organisées. Que dissimulent ces combattants dans leurs bases vétustes ? Pourquoi la radio — seul appareil encore fonctionnel — semble revêtir une telle importance à leurs yeux ? Les aliens ont encore de nombreuses réponses à trouver… et les questions ne font que se multiplier. 

A priori en débutant ce quatrième volet de Toxic : Défense désespérée, on se dit qu’enfin notre petite équipe de survivants va pouvoir se poser, permettre ainsi à Hector de poursuivre sa convalescence. Eh bien non, évidemment, il n’en sera pas du tout question. Ça repart très vite sur les chapeaux de roue. D’abord avec Masters confronté à une situation surgit du passé qui va durement entamer son moral.

Alva quant à elle séduit Hector son pourvoyeur ce qui bien sûr anime le ressentiment de Bruce, le biologiste. [ note : Je sens venir à cause d’elle une entourloupe au prochain épisode …L’avenir me dira si j’ai « senti » juste ].

Il n’y a pratiquement pas de zombies sur cette île, cependant d’étranges personnages viennent rôder et Elaine disparaît. Elle qui était en quelque sorte le ciment du groupe est embarquée de force par ces énergumènes et enfermée dans un lieu qui l’inquiète énormément et pour cause, elle y est entourée « d’illuminés » menés par une sorte de Gourou auto-proclamé. L’angoisse monte, insistante, pénétrante. J’étais prise aux tripes…parce que, bon, tout de même Elaine, je l’aime bien et que sa position actuelle me fait flipper.

D’autant que comme par hasard, les zombies sont aussi dans le coin ! Elle est prise au piège entre des « givrés du bocal » et les m-v. [ note : Tout va bien, tout va bien, mais oui c’est ça ! Impossible de ne pas admirer la maîtrise du suspense de Stéphane Desienne …et même de le maudire un peu, beaucoup parfois ].

Quant à Jave il continue de trafiquer dans son coin à la recherche du fameux antidote n’hésitant pas à recruter de l’aide pour cela.

Mais comme le dit le résumé de l’éditeur, il y a encore des hommes qui résistent et sont parvenus semble-t-il à créer un réseau. L’alien Naakrit tremble pour sa marchandise et son statut.

Un épisode attendu avidement et qui comble l’attente de son lecteur. MAIS …Cher auteur c’est pas gentil de nous laisser sur un tel suspense !!! C’est même de la torture ni plus ni moins ! Il va falloir te dépêcher de nous livrer la suite. Allez hop !

Est-ce utile d’en rajouter ? 

Pour l’acheter pour la modeste somme de 1 € 49 rendez-vous sur le site de l’éditeur Walrus 

Le premier épisode, Homo Putridus est gratuit.

Retrouvez mon avis de lecture sur les trois premiers épisodes à cet endroit.

Bon appétit bien sûr 😉

 

Pour une Web Association des Auteurs

Sur twitter et via Comme un rat fait son terrier j’ai  récemment pris connaissance de ce projet Pour une Web-association des auteurs initié par Laurent Margantin. ( cliquez pour aller sur son blog : oeuvres ouvertes ).

Le texte qui suit est extrait du site dédié, web-association des auteurs .Laurent Margantin m’a gentiment donné l’autorisation de le reproduire sur mon blog.

Marre de ce qui se fait depuis quelques temps déjà au nom de l’édition numérique qui commence à fortement ressembler à ce qui nous avait conduits à venir sur le web pour y échapper. Au début (autour de 2009), il y avait de l’invention, puis de plus en plus de vieux réflexes, d’anciennes coutumes ont ressurgi : normal, puisque le modèle c’était de plus en plus l’édition papier : structure fermée autour d’une équipe, comité éditorial auquel j’ai personnellement refusé de participer dès 2010. Je rêvais moi d’une autre façon d’éditer, pas centralisée autour d’un seul, et c’est tout le contraire qui advint, sauf que le livre numérique ne se vendant pas c’est vers encore une autre forme d’édition qu’on a voulu rebondir, web-édition ça s’appelle, allez-y voir si ça vous intéresse, surtout le modèle économique de la chose puisqu’on y revient toujours : comment faire chauffer la soupe, je ne savais pas que c’était au coeur de la question littéraire. Modèle totalement obscur où le blog est tout à coup payant et l’auteur rétribué suite à un savant calcul qu’il ne maîtrisera jamais, si vous vous comprenez écrivez-moi. Obsession du territoire, voilà le problème récurrent. L’éditeur numérique comme papier conquiert des territoires en publiant ses auteurs, il doit non seulement défendre jour après jour son bastion mais aussi étendre son empire, alors si ça marche pas avec le livre numérique allons-y gaiement pour la web-édition où l’auteur plutôt que de s’émanciper en créant et développant son propre blog confie un texte à son « éditeur » qui publie du texte-web au kilomètre dans sa grande marmite pour faire grandir un blog central au milieu de la galaxie-web, applaudissement du public, bravo le magicien, c’est la moquerie de Céline à propos de la littérature-variétés : Une autre ! Une autre ! (chanson). L’édition papier avait inventé le livre au kilo, la web-édition nous vend du texte au kilomètre, c’est chouette, on peut surfer dessus. Obsession du territoire, de la possession. Je fais ma tambouille sur le web et puis aussi chez mon éditeur tradi, why not. Mais chacun son job : l’auteur, son boulot c’est d’être libre, pas de voir son texte englouti dans un gouffre où il disparaîtra avec des centaines d’autres, et peu importe qu’on lui dise qu’il ait été lu 1000 fois parce que c’est vite oublié, oui un texte sur le web comme sur papier ça s’oublie vite s’il est édité dans le mauvais environnement. L’auteur, son boulot sur le web c’est de mettre en valeur le caractère unique de son texte (si c’est vraiment le cas bien sûr), et le mieux c’est sur son propre blog, pas sur celui d’un conquérant qui ramasse tout peu importe d’où ça vienne, le tout c’est que ce soit un bout de terre en plus sur le web, qu’il garde son statut de conquérant, de Gengis Khan de l’Internet littéraire, auteurs, affirmez votre liberté en n’allant pas jeter vos textes n’importe où même si ça se prétend revue contemporaine ou je ne sais quoi, mettez vous-mêmes vos textes en ligne et développez votre propre blog et votre propre réseau en ligne, si vos textes valent quelque chose ils seront plus lus et remarqués comme ça que célébrés une seule journée par je ne sais quel empereur. Auteurs, méfiez-vous des territoires impériaux quels qu’ils soient, le web littéraire offre encore pas mal d’espaces de liberté, profitez-en, renforcez-les.
A la place de la web-édition organisée complètement comme l’édition traditionnelle avec ses comités de rédaction, son patron et son obsession économique je propose autre chose, qui n’est pas entièrement nouveau sur le web mais en perte de vitesse : ce que j’appelle l’association des auteurs. C’est-à-dire le contraire de la logique impériale et territoriale, du désir de maîtrise et d’organisation d’un espace circonscrit par un petit groupe (disons une coterie). Une désorganisation volontaire du web littéraire. Une radicalité créatrice qui ne peut être réelle que si des mouvements existent dans tous les sens sans aucun organe central, que si l’écriture se dissémine hors de tout cadre étroit. Pour cela, je propose des déploiements de textes : que chaque auteur actif sur un blog personnel ou collectif reprenne régulièrement le texte d’un autre auteur sur un blog (avec son accord bien entendu). Qu’un réseau de blogs se crée entre lesquels auront lieu régulièrement (et pas seulement une fois par mois comme avec les vases communicants) des reprises de textes appréciés, avec une présentation ou pas. On peut imaginer d’autres interactions régulières, à chacun de voir. Ma proposition est la suivante :
le blog qui veut participer à cette web-association des auteurs écrit à 
Oeuvres ouvertes et je l’intègre à une page où seront notés au fur et mesure tous les échanges, toutes les reprises.
Cette page est une invitation à découvrir les textes repris dans un contexte nouveau (et donc lus par des lecteurs nouveaux) et à les reprendre, à les relancer sur son propre blog. Ainsi les textes existent dans une libre association des blogs littéraires qui font partie du réseau.
Il est essentiel que nous sortions enfin du modèle d’édition numérique actuel calqué sur celui du papier, avec filtrages par un comité de lecture central, groupe fermé et finalement sélection à partir de quelques critères qui sont ceux de deux ou trois personnes (voir d’une seule le plus souvent). Le blog littéraire n’est pas un territoire ni un patrimoine à gérer (j’étais épouvanté quand j’ai lu dernièrement qu’un blogueur écrivait à la ministre de la culture pour faire reconnaître son blog comme un patrimoine culturel !). Il faut aussi sortir 0de cette culture du blog d’auteur style louisdupont.net qui est enfermement de l’auteur sur son propre territoire qu’il cherche à faire annexer par un web-éditeur. 00Sortons de la logique territoriale, inventons des mouvements dans tous les sens, et que chaque blog personnel soit accueil de l’autre écriture, inconnue.
Désorganisons le web littéraire, disséminons les écritures.
Qui souhaite participer ?

Laurent Margantin, Saint Denis de la Réunion, 31 mai 2013

La clé de l'eau d' Agnès Evans Walrus. Coll. Micro Mai 2013

La clé de l’eau d’ Agnès Evans
Walrus. Coll. Micro
Mai 2013

La clé de l’eau 

Le résumé chez l’éditeur :

Une longue caravane de voyageurs traverse le désert brûlant sous un soleil de plomb: hommes et bêtes unis dans la quête du prochain point d’eau, l’étrange procession bigarrée poursuit son chemin, coûte que coûte. Parmi la foule, des marchands, des paysans, des magiciens, une princesse mystérieuse et une petite fille hantée par d’étranges aptitudes. Quelles sont ces voix qu’elle entend appeler au loin? Sont-ce ces Esprits dont les légendes ont bercé son enfance, ou une simple hallucination causée par la chaleur du désert ? C’est peut-être bien plus que cela.

La caravane avance tant bien que mal, les ressources en eau s’amenuisant rapidement. Il lui reste deux jours de marche avant de parvenir au prochain point d‘eau, en espérant qu’il ne soit pas à sec. Le campement s’organise autour de feux. La petite fille est dans un groupe qui en plus de sa famille réunit une belle Princesse, une guerrière, un Chevalier-Prêtre, une marchande, un mage et une chamane. Tout est en train de se dépeupler, de mourir du manque d’eau.

La chamane raconte :

« Autrefois, toute la Plaine était un endroit verdoyant, parcouru de lacs et de rivières. Il y avait des villes et des villages. Mais un jour, une magicienne du Continent Perdu vint avec ses compagnons. Elle transportait un talisman terrible qui avait détruit son pays et elle avait choisi la Plaine pour le mettre à l’abri. Elle élleva la Cité Sainte au Dix Mille Dieux, aux murailles imprenables, dont elle devint la première Reine-Prêtresse. »

Tandis que la petite entend toujours cette voix et que sa mère lui interdit la magie, la chamane est très attentive et prend sous son aile la petite fille.

La clé de l’eau étant un nouvelle très courte, je m’arrête là par peur d’en dévoiler trop.

Cette nouvelle c’est un peu comme si vous étiez au coin du feu à écouter la vieille chamane vous raconter l’histoire de L’esprit de l’eau. C’est beau, on imagine le regard émerveillé de la petite, la curiosité et la perplexité des adultes. Cette petite et la chamane on les aime. La petite parce que c’est pas évident d’avoir un «  pouvoir » que sa mère rejette, la chamane parce qu’elle est une idée de la sagesse.

Pas de combats démesurés ici , mais une belle narration de vie en collectivité,de magie, de partage. Mes personnages préférés, sans surprise, sont la petite fille, sa mère et la chamane.

Je suis ravie d’avoir pu découvrir l’écriture d’Agnès Evans, j’espère avoir l’occasion de la lire de nouveau.

Amateur de fantasy, contes et légendes, laissez-vous tenter. 

0,99 cts d’€ en ebook voir la liste des distributeurs sur le site de l’éditeur Walrus.

Je suis Rage de Neil Jomunsi  ebook- Walrus

Je suis Rage de Neil Jomunsi
ebook- Walrus

Je suis Rage

Le résumé chez l’éditeur : Hermann Heliophas a un problème: il déteste tout et tout le monde. Pour tout dire, il aurait même aimé ne jamais naître sur cette Terre. Le profond dégoût que lui inspire l’humanité a fait de lui un être asocial, méprisant et hautain, qui ose à peine sortir. Mais les sentiments les plus noirs peuvent s’avérer dangereux.

Hermann remarque qu’une bosse lui pousse sur le haut du crâne. Cette bizarre excroissance, ne cessant pas de grossir, finit par devenir gênante, puis carrément inquiétante. Persuadé d’être atteint d’une tumeur fatale, il redouble de haine et de colère… jusqu’au jour où sa bosse explose, libérant une créature maléfique et sanguinaire qui sème la panique dans toute la ville. Hermann comprend alors que sa Rage s’est échappée. Dorénavant libéré de ses propres démons, Hermann se lance à la poursuite de sa création. C’est alors que commence son voyage dans un Paris sombre et fantastique, aux souterrains hantés par d’étranges confréries, aux monstres de cauchemar et aux apparitions fantomatiques, peuplé de personnages fous et surprenants dignes du Pays des Merveilles.

Mais le pire des dangers demeure tapi dans l’ombre, et attend encore son heure…

Outre Hermann présenté dans le résumé, il y a Lucie, une jeune femme si peureuse qu’elle vit en recluse. Totalement dominée par sa peur elle a créé un univers onirique dont elle est la Reine . Elle y passe les 3 /4 de son temps. Cependant, comme la Rage d’Hermann, sa Peur prend forme, et ravage en premier lieu son univers parallèle, son refuge de rêves. Lucie abdique son royaume, le laissant en proie aux pires horreurs. Elle n’a su soutenir le regard de Peur. Le Commandeur Jonas n’y comprend plus rien et Peur, gigantesque Peur, lui dit :

« Elle le sait, elle…,dit-il en montrant Lucie du doigt. N’est-ce pas que tu le sais,petite, toute petite Lucie ? Je suis la Peur, sa toute puissante Peur… »

Hermann poursuivant Rage, est bientôt élevé en quasi messie par les habitants sous-terrain. Un vieil homme a prêché la venue. Ce vieil homme dont nous faisons connaissance dès le début du roman serait-ce un fou ? Un prédicateur ?

« Un jour, vous verrez, un jour, ma colère tiendra son emprise sur vos intestins. Gouvernés par la peur, voilà la vérité ! Vous crèverez seuls et vous l’aurez mérité ! Elle vient…Elle est presque là…Elle prend corps en vous et infecte vos membres…Lorsque vous le saurez, trop tard pour pleurer : elle sera déjà en train de vous manger ! Petites mouches !…Petites mouches…petites »

Dans le chapitre intitulé Avant de commencer , Neil Jomunsi soumet au lecteur sa vision de la Rage et de la Peur. Cette indication est un des fils conducteurs du roman. En voici un extrait :

Intrensèquement contraires, éternelles ennemies et pourtant réunies en un seul et même dilemme, la RAGE et la PEUR possèdent l’esprit humain et s’en partage le sort.[…]La Rage, représentée par la couleur blanche, est le principe d’action, la force de création. La Rage est ce qui pousse l’humain à se rapprocher du divin, à exacerber les meilleures énergies. Elle est la volonté, le courage, la détermination. Elle est aussi l’amour. Lorsqu’il n’y a plus que Rage, l’éternel ouvre ses portes et dévoile toutes ses possibilités, toutes nos possibilités. Tout ce qui transcende est Rage.

La Peur, dont la couleur est le noir, est le principe de soumission, du non-agir. La Peur est ce qui bride l’humain à tout ce qui est vil, à tout ce qui le rabaisse, qui l’intériorise. Elle est l’attentisme, la flagornerie, la médisance, l’abjecte humiliation et encore bien d’autres choses. Lorsque tout est Peur, l’esprit n’est plus qu’une pierre. Il n’y a alors plus rien de divin dans l’humanité.[…]La Peur blanche est l’accumulation des observations, conclusions, tirées par un individu au terme d’une plus ou moins longue existence. Semblable à la Sagesse,profondément inactive, elle est moteur d’apprentissage et d’élévation spirituelle si utilisée à bon escient. Elle est le détachement lumineux mais elle reste Peur, dans le sens où elle n’enrichit personne d’autre qu’elle-même si elle n’est pas partagée.[…]La Rage noire est la force créatrice de destruction : elle n’appelle que cris et larmes, effondrement et chaos. Elle est l’action néfaste.

Vous comprendrez aisément que dès lors que Rage et Peur sont en ville, il va y avoir du sang en rigoles, des personnes qui perdent sens et raison et se lancent dans des tueries affreuses sans même en comprendre le pourquoi. Parce que gouvernéss uniquement par leurs émotions elles y perdent la raison, et souvent la vie.

Paradoxalement, nos deux héros que sont Lucie et Hermann vont devoir trouver en eux-mêmes des forces qu’ils n’imaginaient pas. Tout ce cheminement donne un roman foisonnant et complètement décontenançant. Neil Jomunsi introduit toute une galerie de personnages issue soit de nos pires cauchemars soit de nos rêves. Il nous entraîne dans les bas-fonds de la ville et des humains.

Ce n’est pas un voyage facile, ce n’est pas un voyage anodin. A travers cette histoire fantastico-noire-gore et à la fois hyper-réaliste ( par son sujet ) Neil Jomunsi a réussi un bel exploit littéraire.

Impossible de prétendre après cette lecture que le numérique ne propose pas des textes puissants, inédits que tout lecteur curieux aura bien du plaisir à découvrir.

C’est ça que le numérique met à notre disposition : des textes hors normes.

En lisant Je suis Rage je me l’imaginais sous forme de théâtre de marionnettes ou d ‘animations. Je pense que c’est un roman qui s’y prête merveilleusement bien.

La liste des distributeurs de Je suis Rage, 3 € 49 sur le site de l’éditeur Walrus.

Le blog de l’auteur

 

Mon Donjon mon Dragon  Lilian Peschet  Walrus - 31 /05 /2013

Mon Donjon mon Dragon
Lilian Peschet
Walrus – 31 /05 /2013

Mon Donjon mon Dragon 

Résumé chez l’éditeur : Bram est le modèle même du geek parfait : une carrière professionnelle vouée au développement de sites web pour clients pénibles, une vie sociale principalement consacrée aux jeux de rôles, aux jeux vidéo et à la lecture de romans de science-fiction ou de fantasy, et une vie sexuelle… proche du néant. Pourtant, un grain de sable va venir perturber cette mécanique bien huilée. Ce grain de sable s’appelle Aurore, une jeune fille apparemment bien sous tout rapport et qui débarque en tant que stagiaire dans l’entreprise de Bram. Aurore va bouleverser sa vie… mais pas forcément dans la direction souhaitée. 

Le résumé de l’éditeur étant impeccable, n’en dévoilant pas trop, je vais surtout m’attacher à vous expliquer pourquoi j’ai aimé ce roman, Mon Donjon mon Dragon.

Le point sur lequel je veux insister en premier lieu est que sa lecture n’est pas réservée aux geeks…la preuve : je ne suis pas geek.

Il m’est arrivé, il y a de nombreuses années, de faire des parties de Jeux de rôles avec des potes, voire mes fils. J’ai un peu joué sur PC, un peu sur console ( c’est le mal !! 😉  ) mais sans grande conviction. Et pourtant, ce roman m’a particulièrement emballée. Peut-être suis-je passée à côté de quelques allusions, ou références, mais franchement cela ne m’a pas empêchée de comprendre le récit et les passages en question.

Donc, n’invoquez pas ce motif pour bouder cette lecture originale, inédite et humoristique.

Concernant le boulot de Bram, c’est surtout l’open-space qui m’a intrigué et confirmé dans mes pensées, à savoir que ça doit être terrible de travailler en étant constamment soumis aux regards des autres et surtout du patron. En l’occurrence, dans sa boîte, c’est marche ou crève. Le bonheur ! Voilà pourquoi on peut aisément comprendre pourquoi Bram passe son temps sur ses figurines ( ça je connais bien, mes fils le font ) ou sur son PC ou le nez dans ses bouquins de SF et fantasy.

Il y a la question de l’amour ou plutôt du sexe !! ah ah là, c’est le fun par excellence ! ( quoique l’intrusion de l’Orc en réunion est un délice sans pareil ). N’oublions pas que Bram est resté célibataire un moment, de ce fait lorsque Aurore lui donne rendez-vous, la scène est digne de celle d’un jeune ado confronté à son premier rencard. Tous deux se jettent dans une orgie de sexe mais est-ce réellement de l’amour ? Un substitut pour Aurore ? Un retard à combler pour Bram ? Y a-t-il même un réel plaisir dans leurs ébats ?

Et enfin, mais je ne dirais rien de plus, il y a cette utopie dans laquelle Bram et Aurore vont se lancer à corps et cœurs perdus. Une utopie ravageuse.

Lilian Peschet a écrit ici un roman à l’écriture aérienne, qui fait mouche. Les mots s’enchaînent, les phrases coulent d’elles-mêmes. A le lire, on a l’impression que Mon Donjon mon Dragon a été écrit d’une traite, or ce n’est pas du tout le cas. Il a beaucoup travaillé, il s’est documenté, et c’est un peu comme un roman sociologique qu’il nous livre aujourd’hui soutenu par son éditeur qui n’a pas eu peur de miser sur l’audace de ce récit inclassable.

Conclusion ? Lisez-le !!

Ebook à 3 € 49 . Tous les liens vers les distributeurs sur le site de l’éditeur Walrus 

Revue de presse et surprises sur le blog de l’auteur 

Interviews croisées dauteurs  chez Julien Morgan et chez Lilian

La prophétie du sang. Tome 1 : Journal de mort  Chantal Khiri-Schmitt Mots Ouverts - éditions numériques  Mai 2013

La prophétie du sang. Tome 1 : Journal de mort
Chantal Khiri-Schmitt
Mots Ouverts – éditions numériques
Mai 2013

La prophétie du sang : Journal de mort

C’est Eva, l’héroîne qui nous raconte son histoire. Eva est une belle jeune fille de 16 ans, orpheline. Sa tante, Lola, est devenue par la force des choses ( et par amour tout de même ) sa mère, sa tutrice, sa grande-soeur, sa meilleur amie. Lola est propriétaire de L’accroche-coeur, une galerie car elle est artiste peintre. Et Eva au tout début de cette histoire est affalée dans un fauteuil dans cette galerie où elle expose quelques unes de ses œuvres. Sa tante Lola est en compagnie d’AK un de ses amis très proche.

Un jeune homme, d’une vingtaine d’années, est en arrêt devant l’une de ses toiles : sombre et terriblement triste. C’est ainsi que Lola va faire la connaissance de Viktor. Uen phrase qu’il lui dit l’intrigue : « Si tu pars, tu m’oublieras » Eva  s’interroge et revenant vers lui ne peut que lui prouver l’inverse.

Quittant le vernissage, Lola et elle sont arrêtées car les policiers sont sur une scène de crime : une femme trouvée morte en pleine rue. Et là, Eva n’en revient pas car elle retrouve Viktor dont étrangement sa tante ne se souvient pas. Viktor la presse de questions et surtout ne comprend pas pourquoi la morte avait dans son sac une invitation pour le vernissage.

Viktor contraint Eva à le suivre, et c’est arrivés dans son appartement qu’il lui révélera un secret qui la plongera dans l’inquiétude et le souvenir de son frère Michel, disparu 5 ans auparavant juste après les funérailles de leurs parents.

Mais Viktor est  étonnant, et Eva à 16 ans sent qu’elle tombe amoureuse bien vite d’un homme qui paraît si différent.

L’enquête commence, la traque aussi. Ce roman de Chantal Khiri-Schmitt est à la fois un polar et une belle histoire d’amour. Eva découvre, s’interroge, et pour finir abdique complètement. Ce sont les premiers émois, l’apprentissage, le cœur qui bat et la dimension fantastique de l’amour. Un danger ? L’acceptation totale de la différence ? Car Viktor n’est décidément pas un homme comme les autres, c’est ce que vous découvrirez en lisant ce premier épisode de La prophétie du sang. Viktor est un nomade….

Chantal se substitut parfaitement aux pensées d’Eva : émancipée, curieuse, tolérante.

J’aime bien quand l’amour et l’intrigue se conjuguent ainsi et je félicite Chantal pour ce premier épisode qui est une réussite.

La prophétie du sang : Journal de mort est édité par Mots ouverts ( cliquez le lien )  en epub sans DRM au prix de 6 € 50 ( en suivant le lien vous avez accès à un extrait de ce premier tome )

A découvrir !

miami-heat

 

C’est pratique une Pile A Lire en ebooks, plus de problème de place.

Alors la voici en partie ( j’ai la flemme de tout recenser et c’est le chantier dans certains dossiers ).

Il y en a pour tous les goûts, les humeurs, les envies. Je fais l’impasse sur les PDF et Docs.

1 / 60 contes express pour lire dans les transports d’Aloysus Chabossot

2 / Persuasion de Jane Austen

3 / Catherine de Jane Austen

4 / Emma de Jane Austen

5 / Mansfield park de Jane Austen

6 / Raison et sensibilité de Jane Austen

7 / Phasmes de Stéphanie Benson

8 / Al teatro de Stéphanie Beson : 4 épisodes

9 / Les Costello de Laurent Bettoni : épisode 1 et 2

10 / Ladainian Abernaker Lydie Blaizot

11 / Le vaisseau elfique de Blaylock

12 / Le pacte ( les guerriers du silence ) de Pierre Bordage

13 / Le chène vénérable : Tome 1 de Bordage

14 / Cantique de la paranoïa de Daniel Bourrion

15 / Bang ! Bang ! Bang ! de Chapuis

16 / Oeuvre complètes de Gaston Coute ( œuvres 1 & 2 )

17 / Contes myalgiques ( Raven party ) de Nathalie Dau

18 / Les nuits difficiles de Dino Buzzati

19 / Contes de la terreur de Doyle

20 / Quadruple assassinat dans la rue Morgue de Cécile Duquenne

21 / Kid Jésus de Pelot

22 / Des visages Recueil de nouvelles, collectif

23 / Entre chien et loup Recueil de nouvelles, collectif

24 / Whisky Vaudou ( Amarachi : Privé, T 1 ) de Tom Khefif

25 / Douze fleurs de pissenlit ( épisode 1 ) Anne Rossi

26 / Le cri de la moule le soir au fond du bar de Charly Green

27 / 50 micro nouvelles ( collectif )

28 / L’amour des étoiles de Pierre Stolze

29 / Plongée sur R’lyeh de Loïc Richard

30 / Le bonheur est dans le pré d’Emmanuelle Cart-Tanneur

31 / Viens-tu te coucher de Pierre Cinq-Mars

32 / L’homme est un mâle comme les autres de Pierre Cinq-Mars

33 / L’épouvante de Maurice Level

34 / Les héros, ça s’trompe jamais de Marie Potvin ( intégrale saison 1 )

35 / La boîte de Schrödinger, Expérience 2 d’Anthony Boulanger

36 / Le plongeoir de Gilles Maugenest

37 / Le monde de Zohra d’Imane K

38 / Les rivages de la nuit ( les guerriers de la nuit : tome 2 ) de Graham Masterton

39 / Anno Dracula de Kim Newman

40 / L’entretemps tome 1 de Charlotte Charpot

41 / La boîte de Schrödinger Spéciale Hallowen par la Team Hallowen Studio Walrus

42 / Les Guerriers de la nuit tome 1 de Graham Masterton

43 / Passeurs d’ombre, L’appel de l’ombre épisode 1 de Anne Rossi

44 / Crescendo, Recueil de nouvelles

45 / Dieu à 12 h Tome 1 de Raphaël Rosenbaum

46 / Le syndrome de Dardène de Elias Jabre

47 / Pacifico de Comte Kerkadek

48 / 20 ans / De l’autre côté d’Edgar Kosma

49 / Vivants d’Isaac Marion

50 / Hamburger games, une parodie par The Harvard Lampoon

51 / Miami Heat de Palmer McGrady

52 / Pan-American Rally de Spike Bonham Carter

53 / Fin de route ( tome 1 ) de Jean-Louis Michel

54 / Arrêt de mort ( Le pacte des immortels, tome 2 ) d’Eric Nylund

55 / Wendigo de Graham Masterton

56 / Bruxelles midi Recueil de nouvelles

57 / Magic Cottage de James Herbert

58 / Zombie business de Jesse Petersen

59 / Zombie therapie de Jesse Petersen

60 / Un beau jour de Clémentine Autain

61 / Le portrait du mal de Graham Masterton

62 / Emile Delcroix et l’ombre sur Paris de Jacques Fuentealba

63 / Le pacte des immortels ( tome 1 ) d’Eric Nylund

64 / Plaidoyer pour les justes de Aïssa Lacheb-Boukachache

65 / Génération enragée de Jiminy Panoz

66 / La chair d’Achala de Charlie Bossu

67 / La conspiration des fantômes de James Herbert

68 / Démons 2 de Royce Buckingham

69 / Entre chien et louve de Gudule

70 / Gargouille de Gudule

71 / Zombie nation ( zombie story tome 2 ) de David Wellington

72 / Zombie island ( zombie story tome 1 ) de David Wellington

73 / Zombie planet ( zombie story tome 3 ) de David Wellington

74 / Démon de Royce Buckingham

75 / Les lames du Cardinal ( tome 1 ) de Pierre Pevel

76 / L’alchimiste des ombres ( les lames du Cardinal tome 2 ) de Pierre Pevel

77 / Le Dragon des Arcanes ( les lames du Cardinal, tome 3 ) de Pierre Pevel

78 / La piste du crime de Wilkie Collins

79 / Le monstre sur le seuil d’H.P Lovecraft

80 / L’indicible de H.P Lovecraft

81 / Celui qui hantait les ténèbres de H.P Lovecraft

82 / La maison de la sorcière de H.P Lovecraft

83 / Le cauchemar d’Innsmouth de H.P Lovecraft

84 / L’enterrement des rats et autres nouvelles de Braham Stoker

85 / L’abîme de Charles Dickens et Wilkie Collins

86 / Trois coups contre ma porte de Michael Roch

87 / Anastasis de Aude Cenga

88 / Jardin secret de Aude Cenga

89 / La clé de l’eau de Agnès Evans

90 / Carpe Sesamum de Esteban Bogasi

91 / L’homme en proie aux enfants de Albert Thierry

92 / Rainbow warrior ( épisode 1 ) de Ayerdhal

93 / Les dimanches de Jean Dézert de Jean de la Ville de Mirmont

94 / Angle mort, numéro spécial janvier 2013

95 / Mais c’est à toi que je pense de Gary Braunbek

96 / Les enfants du rasoir de Joe.R Lansdale

97 / Cette crédille qui nous ronge de Roland C Wagner

98 / Les serpents de l’angoisse de Roland C Wagner

99 / L’ère du vent de Pierre Bameul

100 / Hirondelle ou martinet de Serge Cazenave – Sarkis

101 / Carnet de voyage d’un mort débutant d’Isabelle Bouvier

102 / La journée d’un journaliste américain en 2889 de Jules Verne ( Châpal et Panoz )

103 / Le marchand de mort de Cécile Chabot

104 / Vert de gris de G.A.Tremblay

105 / Attends-moi, j’arrive de G.A Tremblay

106 / Premier souffle de Thomas C Durand

107 / Psychohistory de Thibauld Delavaud

108 / Nouvelles de l’avenir de Jospeh Mery

109 / Les aventures de Zordar ( 1er tome ) de Philippe Goaz

110 /Suicide par imprudence de Yves Rémy et Ada Rémy

111 / Le talisman mystérieux d’Edgar Wallace

112 / La vallée des spectres d’Edgar Wallace

113 / L’homme du Carlton d’Edgar Wallace

114 / Jack le justicier d’Edgar Wallace

115 / Une lueur dans l’ombre d’Edgar Wallace

116 / La vie meurtrière de F élix Vallotton

117 / L’art de la guerre de Sun Tzu

118 / Le roseau pensotant de Roorda

119 / Quand le vers est dans la pomme de Aude Cenga

120 / La revanche du corbeau de Louis Pergaud

121 / Ailein Duinn de Claire Billaud

122 / Chanoyu l’art de la cérémonie du thé japonais de Claire Billaud

123 / Harmonie de Claire Billaud

124 / Le mat et l’impératrice de Claire Billaud

125 / Le nokk de Claire Billaud

126 / Le paradoxe de l’écrivain de Claire Billaud

127 / Le prince serpent de Claire Billaud

128 / Nuit de hasard de Claire Billaud

129 / Poupée psychotique de Claire Billaud

130 / Une parfaite imitation de Claire Billaud

131 / Une terible beauté est née de Calire Billaud

132 / Real life de Clément Hourseau

133 / Catherine Morland de Jane Austen

134 / Robes noires d’Henri Bachelin

135 / Je dis non de Wilkie Collins

136 / La dame en blanc de Wilkie Collins

137 / Pierre de Lune de Wilkie Collins

138 / Le secret de Wilkie Collins

139 / Le magicien : l’apprenti de Raymond Feist

140 / Le magicien : le mage de Raymond Feist

141 / Le magicien : silverthorn de Raymond Feist

142 / Marguerite par Mme Emile de Girardin

143 / Contes choisis de la famille par les frères Grimm

144 / Contes merveilleux : tome 1 & 2 des frères Grimm

145 / Agnès Grey d’Anne Brontë

146 / La moisson rouge de Dashiell Hammet

147 / Le faucon de Malte de Dashiell Hammet

148 / Heliot Potin malfrat d’Ismael Naluv

149 / Fog de James Herbert

150 / Sanctuaire de James Herbert

151 / Survivant de James Herbert

152 / Instinct malsain d’Ismael Naluv

153 / Maîtres de maison de Jack Vance

154 / In the court of the Lizard King de Jacques Barberi

155 / Les cons par Julien Boyer

156 / Les archanges de Julien Boyer

157 / Le code source de la réalité de Julien Boyer

158 / Jésus_2.0 de Julien Boyer

159 / Atl et le nécromancien de Julien Boyer

160 / L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono

161 / Le monde des trolls de Selma Lagerlöf

162 / Le charrretier de la mort de Selma Lagerlöf

163 / Lawrence d’Arabie-A contre corps de Franck-Olivier Laferrère

164 / Le fauteuil hanté de Gaston Leroux

165 / Le grand plongeon : Je m’appelle Charon de Julien Morgan

166 / Le grand plongeon : Les règles du jeu de Julien Morgan

167 / Le grand plongeon : Doce palomas de Julien Morgan

168 / Le grand plongeon : épisode 4 de Julien Morgan

169 / L’homme qui tue les femmes de Camille Lemonnier

170 / Le roque de Sozuka Sun

171 / Chéri Bibi et Cécily de Gaston Leroux

172 / Fatalitas de Gaston Leroux

173 / Les cages flottantes de Gaston Leroux

174 / Palas et Chéri Bibi de Gaston Leroux

175 /Chéri Bibi de Gaston Leroux

176 / Les guerriers au repos de Sylvain Kornowski

177 / L’homme qui rit de Victor Hugo

178 / Interférences de Loïc Richard

179 / Jeu de dupes de Loïc Richard

180 / Le dernier vol du Perséphone de Loïc Richard

181 / Les trois portes de Loïc Richard

182 / Mais si malheur arrive de Loïc Richard

183 / Rouge folie désespérée de Loïc Richard

184 / Seul Aaron le sait de Loïc Richard

185 / Vert règne végétal de Loïc Richard

186 / Garden party de Katherine Mansfield

187 / Tout sur les elfes par Melian de Doriath

188 / Merry Christmas from Mars , recueil créé par Chapal et Panoz

189 / Mots et légendes : Catacombes

190 / Mots et légendes : Femme

191 / Deus ex machina par Nhetic DigitalWanderer

192 / Par delà l’océan de Nicolas B Wulf

193 / An Anaon de Nicolas B Wulf

194 / Anima de Nicolas B Wulf

195 / La traque de Nicolas B Wulf

196 / Smatarted de Pouhiou

197 / Le joyau des 7 étoiles de Stoker

198 / Les grandes espérances de Charles Dickens

199 / Tess d’Urberville de Thomas Hardy

200 / Revue Squeeze numéro 6 : hiver 2012/2013

201 / Le nez d’un notaire d’Edmond About

202 / Légende lunaire de Christian Epalle

203 / Juu-San de Yoni Charles Minso

204 / Renart le goupil d’Hervé Loth

205 / L’ombre blanche de Paul Durand Degranges

206 / Démences de Graham Masterton

 

Entrechats de Cécile Duquenne  Editions Voyel ebook et papier

Entrechats de Cécile Duquenne
Editions Voyel
ebook et papier

Entrechats de Cécile Duquenne 

Le résumé chez l’éditeur :Lorsque la dépouille d’un sphinx est retrouvée dans le désert, c’est l’occasion rêvée pour Khephren, jeune étudiant en magibiologie, de percer le mystère de ces animaux que l’on dit proches des anciens dieux. 
Mais à l’heure où magie et technologie se côtoient, et parfois s’affrontent, ses découvertes suscitent inquiétude et convoitise. Prêts à tout pour s’emparer les premiers de la puissance des sphinx, Traditionalistes et Techs font payer à Khephren le lourd tribut du savoir. 
Tandis que le braconnage des sphinx prospère, la magie s’amenuise… Surgit alors du désert une aide inespérée : les envoyés des dieux marchent de nouveau parmi les hommes. 

Tout simplement, j’ai adoré ! Déjà depuis toute petite l’Egypte m’a toujours intriguée et parmi d’autres métiers je voulais devenir archéologue mais mes parents m’ont dit « non tu ne vivras pas bien ».

D’entrée on entre dans l’histoire avec ce vieux monsieur qui trouve le corps d’un sphinx. C’est le début des ennuis puisque l’autopsie confiée à Khephren révèlera un cœur de diamant.

Et là tout dérape, Kephren va vivre un enfer tandis que son frère Qaâ et son rival l’inspecteur Meskhenet feront tout pour comprendre.

Il y a d’un côté les Techs, qui à priori n’ont rien contre les traditionalistes mais la guerre est sournoise et la manipulation va bon train. La magie est encore présente même chez les techs mais les traditionnalistes du désert ne veulent pas lâcher prise et les Dieux son manipulés, utilisés.

C’est un polar cette histoire, un polar égyptien fantastique très bien mené. C’est difficile d’en parler trop pour ne pas vous ôter le plaisir de découvrir ce roman.

Je crois que décidément mon personnage préférée est la sphinge, parce qu’elle est un condensé d’humanité et d’instinct. Elle est à la fois belle et redoutable et tellement humaine à la fois.

On rencontre tout au long du roman des bestioles magnifiques, des personnages dotés de grosses personnalités et fragiles à la fois : ils ne sont pas tous si horribles qu’on peut le croire au premier abord . C’est justement ce qui est agréable aussi, le pire personnage peut se révéler être très tendre et prévenant.

C’est en fait un polar, oui, un bon vrai polar écrit par une toute jeune fille à cette époque. Je suis admirative qu’elle ait su faire vivre ces personnages, développer leur histoire et nous les rendre aussi attachants.

Un bémol toutefois, j’aurais apprécié que le côté politique soit plus développé. J’espère un deuxième tome peut-être pour approfondir ce côté.

Et franchement la couverture est moche et ne sert pas du tout ce roman.

J’ai remarqué que souvent les romans de fantasy ont des couvertures merdiques et peu représentatives, c’est dommage, à bon entendeur,salut !

J’aime les chats et les sphinges:) Y a de la magie, de l’amitié, de la fraternité et de l’amour. Un bon cocktail

Merci à Cécile de m’avoir offert ce roman dans le cadre de Adopte un auteur.

J’ai dans ma liseuse deux autres titres à lire et achetés cette fois.

Editions Voyel : 7 € 99 par exemple ici chez Immatériel

Existe en papier chez le même éditeur

L'indélicatesse du Cosmos. Eric Lequien Esposti  Ed.Numériklivres

L’indélicatesse du Cosmos.
Eric Lequien Esposti
Ed.Numériklivres

L’indélicatesse du Cosmos

Le résumé sur le site de l’éditeur :

Terre-Zéro, année 9kΠ du 6e Cycle après Ô²

Des millénaires d’une paix furieuse avaient plongé la terre dans un calme effrayant… Jour et nuit, des hommes et des femmes s’assuraient du bon fonctionnement de la machine sociétale, tandis que d’autres s’acquittaient du sabotage prévu au contrat. Entre deux Crush-parties, les plus zélés travaillaient l’hypocrisie. Les meilleurs éléments finissaient au gouvernement. Maitre Moya devait ainsi son élection à avoir promis d’endiguer la sclérose planétaire, la démographie galopante et l’inquiétante diminution de la misère. Son idée ? Trouver l’ennemi extra-terrestre porteur du chaos idéal ! Ensemble, ils vaincraient la pâle fatalité d’un horizon sans vague… N’en déplaise à L’INDÉLICATESSE DU COSMOS !

J’ai plusieurs fois réécrit cet article avant de décider que, tant pis, il serait comme il vient au bout de mes doigts.

L’auteur nous décrit dans L’indélicatesse du Cosmos une société à l’inverse de la notre, dans toutes ses valeurs : plus l’être est vil, traître, manipulateur etc plus il est reconnu et élevé dans la hiérarchie sociale.

Il nous invite à suivre l’histoire d’une famille, celle de Logan, un militaire, de Pénélope son épouse et leurs deux enfants Sly et Nooba la rebelle borgne.

Un superbe cadeau de Noêl offert par Logan à ses enfants va entraîner l’exil familial à la conquête de cette guerre nécessaire et urgente pour Maître Moya. Une promotion en quelque sorte.

En fait, je ne peux pas vous en raconter plus sur l’histoire en elle-même car ce serait dévoiler trop de faits d’emblée.

Ils quittent la Terre-Zéro avec beaucoup d’autres compagnons et d’autres «  modèles d’hommes ».

Au final mon avis est assez mitigé.

J’ai beaucoup apprécié l’humour noir, l’idée de base de cette Terre érigeant en mode et bienfait les facettes les plus obscures des Hommes. Eric Lequien Esposti détourne les objets quotidiens, joue avec nos « sentiments », notre sensibilité : la scène du Noêl est particulièrement épicée.

Les rencontres avec les premiers extra-terrestres sont également rigolotes.

Mais j’ai trouvé certains passages longs et rébarbatifs ( sans doute est-ce dû à mon désintérêt complet pour les chiffres et tous ces machins ). De même que je n’ai pas réussi à m’intéresser aux personnages, hormis Nooba qui me faisait sourire. Cela vient sans doute du fait qu’il y en a trop justement.

Cependant je pense que ce roman a de quoi largement satisfaire les amateurs de SF.

Peut-être suis-je finalement et tout simplement plus attirée par les romans d’anticipation-sociale.

Néanmoins, j’ai été encore une fois ravie par le style narratif de l’auteur.

Je suis beaucoup plus attachée à Conte à rebours du même auteur dont je parle ici.

Je remercie Eric de m’avoir offert ce roman et ainsi permis de découvrir une autre de ses œuvres.

L’indélicatesse du Cosmos en epub sans DRM 3 € 99 ( tous supports ) édité par Numeriklivres l’acheter sur le site de l’éditeur. 

Une version papier antérieure existe chez Rivière blanche.

3  Mois  Lilian Peschet- Couv. Ch.Malinoswki Ed.. Double K

3 Mois
Lilian Peschet- Couv. Ch.Malinoswki
Ed.. Double K

3 mois

Début d’année grelottant dans une ville que les « survivants » tentent de fuir. Il y a des vagues de zombies un peu partout.

Un couple avec ses deux petites filles pénètre dans une maison qui semble à l’abandon. Ils cherchent de la nourriture.

Un homme caché dans la cave les observe et décide de se montrer. Chacun est sur la défensive, par les temps qui courent c’est bien naturel. L’hôte trouve étrange ce manque de sens pratique : ces personnes ne savent-elles donc pas que rien ne pousse sous le gel ? A quoi cela sert-il de fuir pour trouver quoi au bout de la route et affronter quelles tragédies ?

A priori, on se dit ‘ voilà un huis-clos qui va être angoissant’. Oui, il y est mais encore plus qu’angoissant, cette très courte histoire dérive vers l’horreur de façon très inattendue ( enfin connaissant Lilian je n’en attendais pas moins ).

Il faut se méfier des vivants

Nouvelle dérangeante qui peut « titiller » certains sensibilités. Ça tombe bien pour moi qui aime les deux.

Il fallait l’esprit « tordu » de l’auteur ( oui c’est un terme élogieux et amical ) pour écrire un tel texte.

Vivement la prochaine parution.

La belle couverture est encore une fois de Christophe Malinowski.

3 mois, uniquement en ebook, 89 cts ici

Du même auteur sur le blog : Le tueur alcoolique

Suivez son actualité, il va y avoir du nouveau bientôt.

leparkCertaines personnes semblent être intéressées par mes lectures prochaines. Je n’ai pas eu le temps de créer la liste de lectures en numérique ( je la ferai rapidement), donc je vous propose une visite des livres papier en attente.

Certains livres m’ont été offerts, ou récupérés à droite à gauche dans la famille par exemple, ou bien sûr achetés.

 

  1. Plop de Rafael Pinedo
  2. Le park de Bruce Bégout
  3. L’homme qui valait 35 milliards de Nicolas Ancion
  4. Derrière le mur de briques de Tibor Déry
  5. La petite fille de Mr Linh de Philippe Claudel
  6. Les âmes grises de Philippe Claudel
  7. Le cortège de la mort d’Elizabeth George
  8. Les 9 dragons de Michael Connelly
  9. Ce que savait le chat de Martha Grimes
  10. Contre toute attente de Linwood Barclay
  11. Le cantique des innocents de Donna Leon
  12. Volte-face de Michael Connelly
  13. A découvert de Harlan Coben
  14. Le syndrôme picard de Daniel Auna
  15. La femme au masque de chair de Donna Leon
  16. Les courants fourbes du lac Taï de Qiu Xiaolong
  17. La petite fille de ses rêves de Donna Leon
  18. Lisson Grove de Anne Perry
  19. Les sirènes de Bagdad de Yasmina Khadra
  20. La glace noire de Michael Connelly
  21. La blonde en béton de Michael Connelly
  22. L’irlandais de Brighton de Johann Moulin
  23. Moravagine de Blaise Cendrars
  24. Old fashioned de Marie-Line Musset
  25. Loin, très loin de tout d’Ursula Le Guin
  26. La grosse femme d’à côté est enceinte de Michel Tremblay
  27. Le choeur des femmes de Martin Winckler
  28. Mexico noire ( recueil de nouvelles sous la dir. De Paco Ignacio Taibo II )
  29. Mon cher fils de Leïla Sebbar
  30. L’appel de l’huïtre de Pascal Dessaint
  31. Le soleil des mourants de Jean-Claude Izzo
  32. La joue du roi suivi de Vomitif ( théâtre ) d’Abdel Hafed Benotman
  33. Coco d’Abdel Hafed Benotman, illustrations de Laurence Biberfeld
  34. Le boucher de Guelma de Francis Zamponi
  35. Doux comme la mort de Laurent Guillaume
  36. Twittus Politicus d’Antoine Dubuquoy et Nico Prat
  37. La pianiste d’Elfriede Jelinek
  38. Je brûle Paris de Bruno Jasienski
  39. Interception de Marin Ledun
  40. Mortels péchés d’Elizabeth George
  41. L’analyste de John Katzenbach
  42. 22 v’là des frites de Maj Sjöwall et Per Wahlöö
  43. L’assassin de l’agent de police de Maj Sjöwall et Per Wahlöö
  44. C’est en hiver que les jours rallongent de Joseph Bialot
  45. Le vengeur des catacombres de PJ Lambert
  46. Tarot de William Bayer
  47. Le cœur est un chasseur solitaire de Carson McCullers
  48. Les papiers de Jeffrey Aspern d’Henry James
  49. La salle des meurtres de P.D James
  50. Noir comme neige de Peter Robinson
  51. Thérapie de Sebastian Fitzek
  52. Les magiciens de Lev Grossman
  53. Le vendeur de sang de Yu Hua
  54. Vénus privée de Georgio Scerbanenco
  55. Ashworth Hall d’ Anne Perry
  56. La politique du tumulte de François Médéline
  57. Les mois d’avril sont meurtriers de Robin Cook
  58. La clé de l’abîme de José Carlos Somoza
  59. La caverne des idées de José Carlos Somoza
  60. La théorie des cordes de José Carlos Somoza
  61. Le rêve des chevaux brisés de William Bayer
  62. Chroniques du menteur de Boris Vian
  63. L’échappée de Jim Thompson
  64. Tous les diamants du ciel de Claro
  65. Mexicali city blues de Gabriel Trujillo Munoz
  66. Tea-Bag d’ Henning Mankell
  67. La danseuse de Mao de Qiu Xiaolong
  68. Chiens sales de François Barcelo
  69. La route de Los Angeles de John Fante
  70. Double Je de Sylvie Granotier
  71. La forme de l’eau d’Andréa Camilleri
  72. Nice 42 ème rue de Patrick Raynal
  73. Le cadavre anglais de Jean-François Parot
  74. Quelqu’un avec qui courir de David Grossman
  75. Mako de Laurent Guillaume
  76. Petite éloge des séries télé de Martin Winckler
  77. Lady Susan de Jane Austen
  78. Mal tiempo de David Fauquemberg
  79. Le bal des débris de Thierry Jonquet
  80. Parasites de Ryû Murakami
  81. Jours tranquilles à Belleville de Thierry Jonquet
  82. Et si je vous racontais de Marie Chevalier
  83. Bellefleur de Joyce Carol Oates
  84. Les profanateurs de Michael Collins
  85. Autobiographie de Miss Jane Pittman d’ Ernest J Gaines
  86. Même les cow-girls ont du vague à l’âme de Tom Robbins
  87. Bal de givre à New-York de Fabrice Colin
  88. L’enfant secoué de Patrick Froehlich
  89. Réseau d’état d’Hugues Leforestier
  90. Le courage de la non-violence de Jean-Pierre Barou
  91. Salut et liberté de Fred Vargas
  92. Touche pas à mes deux seins Le Poulpe Martin Winckler
  93. 1/4 d’heure pas plus de Francis Mizio
  94. Vivre fatigue de Jean-Claude Izzo
  95. Vous ne me connaissez pas de Joyce Carol Oates
  96. Le cercle de sang de Jérôme Delafosse
  97. Inavouable de Sandra Brown
  98. Le testament de Maître Mussard de Patrick Süskind
  99. Marie-Madeleine de Kathleen McGowan
  100. Crever pour vivre de Klaus Kinski
  101. Les carnets de l’aspirant Laby, médecin dans les tranchées
  102. L’instinct de mort de Jacques Mesrine
  103. Viscéral de Rachid Djaïdani
  104. Retenir les bêtes de Magnus Mills
  105. Le menteur d’ Henry James
  106. Colette, la vagabonde assise d’Hortense Dufour
  107. La petite amie imaginaire de John Irving
  108. L’histoire de Chicago May de Nuala O’Faolain
  109. Le syndicalisme et ses armes
  110. La stratégie du fou de Lalie Walker
  111. Un certain sourire de Françoise Sagan
  112. Viou de Henri Troyat
  113. L’ombre du chat de Paul Borrelli
  114. Les porcs de l’angoisse de Bernard Pouchèle
  115. La vie de Louis Fronsac d’ Aurore La Forêt
  116. Des cadavres dans les placards de Philippe Ayraud
  117. Les légions dangereuses de Fabien Clavel
  118. L’affaire Jane Eyre de Jasper Fforde
  119. Délivrez-moi de Jasper Fforde
  120. Le puits des histoires perdues de Jasper Fforde
  121. 77 de Guillermo Saccamanno 
  122. L’homme de sang de John Steelwood
  123. Je tue les enfants français dans les jardins de Marie Neuser 
  124. Côté cours de Léandro Avalos Blacha 
  125. Dieu bénisse l’Amérique de Mark SA Franco 
  126. Les gardiens de la vérité de Michael Collins
  127. Mourir n’est peut-être pas la pire des choses de Pascal Dessaint
  128. La vie n’est pas une punition de Pascal Dessaint
  129. Cruelles natures de Pascal Dessaint
  130. Trilogie de la Conurb : Neuromancien, Comte Zéro, Mona Lisa s’éclate de William Gibson
  131. Monnayé de Terry Pratchett
  132. Timbré de Terry Pratchett
  133. Le régiment monstrueux de Terry Pratchett
  134. Procrastination de Terry Pratchett
  135. Jeu de nains de Terry Pratchett
  136. autoGRObiaphie de Pierre Dupuis
  137. Moi, Représente Tous, Et parle au nom de Ceux de Stéphane Jouanny 
  138. Bye Bye Blondie de Virginie Despentes
  139. Une parfaite journée parfaite de Martin Page
  140. Fight club de Chuck Palahniuk
  141. Sauvagerie de J.G. Ballard
  142. Placards de Christian Roux
  143. Sous le règne de Bone de Russel Banks
  144. Du côté de Castle Rock d’Alice Munro
  145. L’oeil à la clef d’ Abdel Hafed Benotman
  146. Rock’n roll et chocolat blanc de Jakie Berroyer
  147. La merditude des choses de Dimitri Verhulst
  148. Roublard de Terry Pratchett
  149. Le chardonneret de Dona Tartt
  150. Sous silence de Catherine Enjolet
  151. Richard Yates de Tao Lin
  152. Fiction, Printemps 2014
  153. Les souffrances du jeune ver de terre de Claro
  154. Au secours ! Un ours est en train de me manger de Mykle Hansen
  155. La dépression de Foster de John Ferguson
  156. Bifrost numéro 72 , Ray Bradbury
  157. Les ballons dirigeables rêvent-ils de poupées gonflables ? de Karim Berrouka
  158. Le baron noir ( L’ombre du maître espion ) de Olivier Gechter
  159. Flammagories, ouvrage collectif
  160. La vieille anglaise et le continent de Jeanne A-Debats
  161. Un endroit discret de Seichö Matsumoto
  162. Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Colum McCann
  163. Cornes de Joe Hill
  164. Rouge-gorge de Jo Nesbo
  165. L’homme chauve-souris de Jo Nesbo 
  166. La main droite du diable de Ken Bruen 
  167. Les terroristes de P. Wahlöö et M. Sjöwall
  168. Sans parler du chien de Connie Willis
  169. Toute passion abolie de Vita Sackville-West
  170. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee
  171. Les anges de la nuit de John Connolly
  172. Le mystère d’Edwin Drood de Charles Dickens
  173. La pluie, avant qu’elle ne tombe de Jonathan Coe
  174. Les châtiments de Victor Hugo
  175. Du temps de cerveau disponible de M.Causse et E.Urien
  176. Loin d’eux de Laurent Mauvignier
  177. Ce que j’appelle l’oubli de Laurent Mauvignier
  178. Douce paranoïa de Christophe Albrieux
  179. Le foetus récalcitrant de Josse 
  180. Contes à faire rougir les petits chaperons de Jean-Pierre Enard
  181. L’homme hanté de Charles Dickens 
  182. L’insolence du rouge de Catherine Malard
  183. Ernestine écrit partout ( vol.3) Ernestine Chasseboeuf
  184. American gothic de Xavier Mauméjean
  185. Pucelles à vendre – Londres 1885  de William Thomas Stead
  186. Au début de François Bégaudeau
  187. La barbe d’Olympe de Gouges d’Eli Flory
  188. Vous êtes fatiguée de Sylvie Blanchet
  189. Le guide Steampunk d’Etienne Barillier et Arthur Morgan
  190. Fées, weed et guillotines de Karim Berrouka
  191. La fille du chaos de Masahiko Shimada
  192. L’étranger des Carpathes de Karl Von Wachmann
  193. De l’égarement à travers les livres d’ Eric Poindron
  194. Il neige sur Encelade de Olivier Moyano
  195. Géniteurs et fils d’Anthony Boulanger
  196. La question de Henri Alleg
  197. Chants du soir de Allain Leprest
  198. Les remèdes du docteur Irabu de Hideo Okuda
  199. Boy de Takeshi Kitano
  200. Hell de Yasutaka Tsutsui
  201. Seins et oeufs de Mieko Kawakami
  202. Harry Dickson, La rivière sans visage. Le carnoplaste n°181
  203. Le mousquetaire de Mars d’Eric Nieudan. Le carnoplaste avril 2014
  204. La revue 813 : Nos 100 polars préférés. N°108
  205. La Revue 813 : Dossier Jim Thompson. N° 115
  206. Hôpital psychiatrique de Raymond Castells
  207. Poste mortem de Jean-Jacques Reboux.
  208. Sansalina de Nicolas Jaillet
  209. Colère du présent de Jean-Bernard Pouy
  210. Larchmütz 5632 de Jean-Bernard Pouy
  211. A toutes fins utiles de Jean-François Pasques
  212. Utopia de Ahmed Khaled Towfik
  213. Black coffee de Sophie Loubière
  214. Amin’s blues de Max Obione
  215. Bestiario de Jacques Fuentealba
  216. 37° centigrades de Lino Aldani
  217. Interférences de YOSS
  218. Terminus Belz d’ Emmanuel Grand
  219. Un truc très beau qui contient tout de Neal Cassady
  220. Je suis ton ombre de Morgane Caussarieu
  221. Joe de Larry Brown
  222. Football factory de John King
  223. Une vie inachevée de Mark Spragg
  224. Fiction N°19 – été 2014
  225. Les cafards de Jo Nesbo
  226. Du crépuscule à l’aube de William Irish
  227. R&B-Le gros coup de Ken Bruen
  228. L’espoir, cette tragédie de Shalom Auslander
  229. C’est ici que l’on se quitte de Jonathan Tropper
  230. Sauvez Hamlet de Jasper Fforde
  231. La saga Vorkosigan, intégrale 1 de Loïs McMaster Bujold
  232. La saga Vorkosigan, intégrale 2 de Loïs McMaster Bujold
  233. Le Waldgänger de Jeff Balek
  234. Panorama city d’Antoine Wilson ( Masse critique Babelio )
  235. Les villes trop petites de Christophe Paviot
  236. L’homme qu’il vous faut et autres nouvelles ( danse macabre 3 : librio ) de Stephen King
  237. Frog de Jérôme Charin
  238. Elseneur de Jérôme Charin
  239. Le livre des illusions de Paul Auster
  240. Vive la sociale de Gérard Mordillat
  241. Dans la ville des veuves intrépides de James Canon
  242. Michael Tolliver est vivant d’Armistead Maupin
  243. Mère disparue de Joyce Carol Oates
  244. Dôme de Stephen King
  245. Les aventures fantastiques d’Hercule Barfuss de Carl Johan Vallgren
  246. Ganesha de Xavier Mauméjean
  247. Planète à louer de YOSS
  248. Delirium tremens de Ken Bruen
  249. C’est de l’eau David Foster Wallace
  250. Miss Alabama et ses petits secrets -Fannie Flagg
  251. Dans les archives inédites des services secrets – Sous la dir. de Bruno Fuligni
  252. Bandini de John Fante
  253. Le chant du coyote de Colum McCann
  254. La bonté : mode d’emploi – Nick Hornby
  255. Survivant  de Chuck Palahniuk
  256. Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro
  257. Damnés de Chuk Palhaniuk
  258. Thésaurus Chroniques du Plateau Mont Royal de Michel Tremblay   En cours de lecture
  259. Small world de Martin Suter
  260. Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates
  261. 1000 femmes blanches de Jim Fergus
  262. Un mensonge sur mon père de John Burnside
  263. Service funèbre de Colin Dexter
  264. Massoud l’afghan de Christophe de Ponfilly
  265. Journal du voleur de Jean Genet
  266. Pour sauver la planète, sortez du capitalisme de Hervé Kempf
  267. Ici ça va de Thomas Vinau 
  268. Super-Cannes de J.G Ballard
  269. Pantaleon et les visiteuses de Mario Vargas Llosa
  270. Les femmes de Stepford d’Ira Levin
  271. Withe Trash de John King
  272. L’amour sans le faire de Serge Joncour 
  273. Servir le peuple de Yan Lianke
  274. Pollen de Jeff Noon
  275. Mort d’un parfait bilingue de Thomas Gunzig
  276. Kuru – Thomas Gunzig
  277. 44 minutes, 44 secondes de Michel Tremblay
  278. Une touche d’amour de Jonathan Coe
  279. Quelle famille ! de Ton Sharpe
  280. The Rook de Daniel O’Malley
  281. Le grand hôtel Babylon d’Arnold Bennett 
  282. La tyrannie de l’arc en ciel de Jasper Fforde
  283. Les petites fées de New-York de Martin Millar
  284. Le Che – Paco Ignacio Taibo
  285. Tom Waits une biographie – Barney Hoskyns
  286. Eloge de rien
  287. Rêves de Bunker Hill de John Fante
  288. Au café de Mohammed Dib
  289. Sitting Bull de Farid Ameur
  290. Faëries stories de Johan Heliot
  291. Mort à Jericho de Colin Dexter 
  292. Duma Key – Stephen King
  293. La bâtarde d’Istambul d’Eli Shafak
  294. Les silences du professeur de Colin Dexter
  295. Le caïd et autres nouvelles – Faulkner
  296. Mort aux cons d’Aderhold Carl
  297. Le dernier bus pour Woodstock de Colin Dexter
  298. Déchirés de Peter Stenson
  299. Le dossier Lazare de Stéphanie Benson
  300. Merrick d’Anne Rice
  301. Choke de Palahniuk
  302. Le Roi en jaune de William Chambers

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#Faim est lasse. Elle observe ce qu’elle voit et ce n’est la plupart du temps que faux-semblants. #Faim a les crocs.#twittfic #yumington

Elle a entendu tant de confessions, tant de confidences, tapie dans les alcôves, les bureaux et même sur le net #twittfic #yumington

#Faim va à la conclusion que l’homme quand il n’est pas tout simplement menteur avec lui-même est hypocrite #twittfic #yumington

#Faim n’en peut plus de ce jeu malsain, elle veut continuer de faire couler le sang. Elle en a besoin pour effacer ces conneries #twittfic #yumington

#Faim a 1000 ans ou non, n’en peut plus de la pauvreté qu’elle côtoie, n’en peut plus des richards, n’en peut plus des arrivistes. Elle hurle. #twittfic #yumington

#Faim a découvert de vrais artistes et elle espère, elle se dit que tout n’est pas foutu tant qu’ils tiennent.#twittfic #yumington

#Faim aime l’art sous toutes ses formes, elle y aspire, elle l’attend, le suis parce qu’il est en elle depuis toujours #twittfic #yumington

En peinture, en mots, en papier, en numérique, en danse, musique, ciné…#Faim ouvre son coeur mais #Faim tue aussi #twittfic #yumington

#Faim tue pour vivre, encore, toujours et sans concession. #twittfic #yumington